Les Nouvelles Dr. Mukwege

»LES FEMMES EN TANT QU’ACTEURS DE LA VIOLENCE SEXUELLE LIÉE AU CONFLIT: UN NOUVEAU LIVRE EXPLORE «L’IMPOSSIBLE”

  • Women as wartime rapists: a new book explores ‘the impossible’
    Un nouveau livre explore le rôle des femmes en tant qu’acteurs de la violence sexuelle liée au conflit. L’accent mis sur la violence sexuelle en tant que crime par les hommes contre les femmes ignore
    les victimes masculines, les auteurs et les violences qui ne correspondent pas aux récits patriarcaux et
    hétérosexuels, soutient Laura Sjoberg dans «Women as Wartime Rapists: Beyond Sensation and Stereotyping». Par exemple, un sondage montre que 40% des femmes – et 10% des hommes.

    Dans l’est de la République démocratique du Congo ont été violées sexuellement par une femme. Afin de mettre fin à la violence sexuelle en conflit, nous devons mieux comprendre les causes et éviter les stéréotypes.

» RDC: «LES PROCHES DU POUVOIR CREENT L’INSECURITE POUR RENVOYER LES ELECTIONS AUX CALENDES GRECQUES » – (DR MUKWEGE)

RDC: «Les proches du pouvoir créent l’insécurité pour renvoyer les élections aux calendes grecques » – (Dr Mukwege)

Le médecin gynécologue Denis Mukwege a exprimé ce mardi 4 juillet 2017 son “inquiétude” face à la multiplication des foyers des tensions et d’insécurité dans plusieurs coins de la République Démocratique du Congo. Au cours d’un point de presse tenu à Bukavu (Sud-Kivu), le médecin promoteur de l’hôpital de Panzi au Sud-Kivu a peint un tableau sombre notamment au Kivu, aux Kasaï et dans l’ex-Katanga et il a déploré le “silence du gouvernement” face à cette situation.

«La résurgence des violences et des poches des groupes armés dans le Kivu qui se mettent en place alors que nous sommes dans l’impasse totale des violences aux Kasaï. Les rébellions poussent partout comme des champignons, les portes des prisons sont ouvertes occasionnant des évasions massives pour malheureusement alimenter ces mouvements inciviques. Le minimum serait de savoir qui seraient derrière ces rébellions ? à qui profitent ces crimes ? Nous avons vraiment besoin de comprendre pourquoi ces mouvements armés, quel est l’intérêt et quel est leur objectif ? Nous avons suivi ce qui s’est passé à Lubarika, qui sont ces jeunes burundais cantonnés dans le haut plateau d’Uvira et qui ont récemment été arrêtés dans la plaine ? Pourquoi sont-ils dans le plateau ? Que font-ils là ? De qui tiennent-ils leur mandat ? Pourquoi les députés de ce coin ne disent rien ? Pourquoi le gouvernement reste dans un silence qui ne dit pas son nom ? Le HCR en sait-il quelque chose ? », s’est-il interrogé.

Docteur Mukwege pointe du doigt accusateur des proches du pouvoir de créer et d’alimenter les groupes armés.

«Que ça soit à Beni, dans le haut plateau d’Uvira à Fizi, au triangle de la mort au Katanga ou dans les Kasaï, vous allez vous rendre compte qu’il y a toujours des personnes influentes du pouvoir ou très proches du pouvoir qui sont originaires de ces endroits. Tous ces massacres sont-ils des rites pour accéder au pouvoir ou des faits de hasard ?»

L’objectif selon Mukwege est d’empêcher l’organisation des élections cette année conformément à l’accord de la Saint Sylvestre.

«N’avons-nous pas appris que nous ne pouvons pas aller aux élections dans le contexte des conflits aux Kasaï ou sans les Kasaïens ? Cela semble très juste. Un bel argument d’ailleurs pour reporter les élections indéfiniment. Mais nous avons besoin des élections apaisées. Avons-nous vraiment besoin de cette politique de terre brûlée ? Et si le Kivu s’embrase encore, n’est-ce pas là un autre argument pour renvoyer les élections au calendes grecques à cause de l’insurrection armée complexe ?», dit-il.

Docteur Denis Mukwege appelle ainsi les congolais et particulièrement les jeunes à résister pacifiquement contre la “dictature” en adhérant aux activités du collectif des actions de la société civile congolaise.

EXPOSITION DES SURVIVANTES DE VIOLENCES SEXUELLES GENEVE, SUISSE 29-06-2017

Exposition des survivantes de violences sexuelles

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse s’est rendue jeudi 29 juin à Genève pour participer à une exposition réalisée par des survivantes de viols comme arme de guerre, organisée par la Fondation du Dr Denis Mukwege, avec le soutien de sa fondation*.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse avec le Docteur Denis Mukwege, président de la « Dr. Denis Mukwege Foundation ».

La Grande-Duchesse a saisi cette occasion pour annoncer la tenue, le 8 mars 2019, à son initiative, d’un symposium international à Luxembourg en faveur des survivantes de viols de guerre.  

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse a annoncé la tenue au Luxembourg, le 8 mars 2019, d’un forum international dédié aux survivantes.

L’exposition de Genève est le résultat d’un travail de réflexion engagé par une vingtaine de femmes provenant de 15 pays différents et ayant été victimes de violences sexuelles. Ces survivantes se sont rencontrées pour la première fois en Suisse pour initier un mouvement unique de mobilisation globale de victimes afin d’œuvrer durablement à la prévention et à la lutte contre les viols commis pendant les conflits armés.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

S.A.R. la Grande-Duchesse a rencontré des survivantes de violences sexuelles en période de conflit.Cette initiative constitue le premier fondement d’une plateforme internationale de partage et de communication pour développer des solutions concrètes afin de mettre fin aux viols utilisés comme armes de guerre ou de répression. « C’est grâce à des initiatives comme celles-ci que les femmes pourront renforcer leur influence et leur visibilité dans la prévention des violences. Un cercle vertueux se met en place. Toutes ces femmes sont une formidable force en marche que l’on n’arrêtera pas », a déclaré la Grande-Duchesse lors de son intervention, aux côtés du Dr Mukwege, prix Sakharov 2014.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Un public nombreux et attentif a assisté au vernissage de l’exposition « Hidden Voices » à Genève.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

S.A.R. la Grande-Duchesse en grande discussion avec le Docteur Mukwege.

*La Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse œuvre au Luxembourg pour secourir les personnes vulnérables ainsi qu’à l’international pour soutenir des projets humanitaires

RDC – 30 JUIN : MESSAGE POIGNANT DU DR DENIS MUKWEGE AUX CONGOLAIS

RDC  VIDEO Du  30 JUIN : MESSAGE POIGNANT DU DR DENIS MUKWEGE AUX CONGOLAIS

Chers compatriotes, Chère jeunesse, Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de participer à cette conférence qui revêt d’une  grande  importance pour tous les vrais amoureux de notre cher et beau pays.

Cette manifestation traduit la volonté de notre jeunesse de sortir des sentiers battus afin de trouver des solutions originales aux différents problèmes qui 

accablent notre société aujourd’hui.

Chers compatriotes, votre présence en ce lieu témoigne de votre volonté d’arracher votre autonomie à un système d’oppression et de prédation qui asservit et paupérise tout un peuple.

Vous exprimez votre soif naturelle et légitime de liberté, votre besoin existentiel  d’indépendance qui vous a été confisqué depuis l’assassinat de notre héros national Emery Patrice Lumumba.

Chers compatriotes, nous aurions tant souhaité être à Kinshasa aujourd’hui avec vous, mais malheureusement, nous sommes bloqués à Paris et nous sommes dans l’incapacité d’arriver à Kinshasa pour cette commémoration. 

Je vous souhaite donc à tous une bonne fête de l’indépendance. 

Même si cette indépendance est encore à conquérir, nous devons la commémorer. L’indépendance comme la liberté se conquièrent tous les jours. Nous devons être toujours prêts à la défendre. C’est notre liberté. C’est ça la dignité d’un peuple: « Etre libre à jamais ».

La jeunesse congolaise a besoin de se mobiliser, de prendre son destin en main, d’arracher sa liberté et de se tracer un nouvel itinéraire. Bref, s’assurer qu’elle ne commet pas les erreurs des générations passées, erreurs dont le pays souffre gravement aujourd’hui.

Pour ce faire, la jeunesse congolaise a besoin de s’approprier son histoire, de faire un travail de mémoire, de savoir d’où elle vient, de savoir quelles ont été 

les erreurs du passé afin de corriger l’itinéraire et prendre définitivement la 

bonne direction pour construire un avenir meilleur. 

Notre Hymne national, « Débout Congolais », est la charnière des deux époques qui caractérisent notre histoire et expliquent notre présent.

En effet, l’ancêtre de la RDC fut l’Etat Indépendant du Congo. Il fut créé par la fusion de plusieurs royaumes, plusieurs tribus qui habitaient l’actuelle limite de la RDC. 

Autant ces royaumes furent unis par hasard, par le sort, autant, l’artisan de cette fusion avait un autre objectif qui ne visait pas à fusionner les ethnies, mais plutôt à posséder l’espace qu’elles habitaient à cause de ses richesses naturelles. 

Autant tous les autres pays africains étaient des colonies appartenant aux pays colonisateurs, autant l’Etat Indépendant du Congo appartenait à une personne comme une propriété privée. 

Mais il faut savoir que dans l’esprit des grandes puissances, à l’époque, le Congo devait être une zone de libre échange où toutes les puissances pouvaient faire des affaires librement. C’était la condition pour céder un si grand territoire de 2.345.000 Km2 à une personne, le roi belge Léopold II qui a eu le « mérite » de négocier les frontières du Congo actuel. 

Il s’était présenté comme une force contre l’esclavage et un souffle civilisateur 

des indigènes congolais, mais il va succomber à la tentation de l’exploitation

 inhumaine des ressources naturelles du Congo et des congolais.

Cette attitude va choquer la conscience de l’humanité et ainsi le Congo va être cédé au royaume de la Belgique jusqu’en 1960. 

Malheureusement pour nous, après l’indépendance, nos différents présidents ont toujours géré le pays comme leur propriété privée, s’intéressant aux ressources naturelles et à l’enrichissement personnel et non au peuple.

 Aujourd’hui,100 ans plus tard, le coltan a remplacé le caoutchouc, mais le système d’exploitation est le même. Dans les deux cas, les congolais ont été massacrés par millions et aujourd’hui ce massacre continue. 

L’histoire dramatique du Congo se répète par manque de travail de mémoire.

Nous avions donc été unis par le sort et cette unité doit être considérée aujourd’hui comme une opportunité et non comme une menace. 

Nous pouvons constater que tous les ennemis du peuple congolais essaient depuis l’indépendance de nous démanteler, de balkaniser le Congo car ils savent que unis nous sommes invincibles, unis nous sommes plus que vainqueurs.

En 1960, nous étions moins mixés entre regions et malgré cela, la sécession kantangaise avait échoué. Aujourd’hui, toute tentative de balkanisation est vouée à l’échec car nous sommes plus mixés et nous sommes en train de construire une identité nationale congolaise très solide.

Grâce à la politique de Mobutu qui prônait une gestion de l’administration publique par des personnes originaires des 4 coins du pays, le mixage des congolais entre différentes régions s’était accéléré au point qu’aujourd’hui, nous avons tous dans une même famille, un oncle muluba , une tante mukongo, 

un neveu muswahili, une belle soeur mungala. C’est une famille congolaise seulement. 

Nous sommes un peuple avec tout ce que ce concept implique à l’instar des Américains, des Canadiens, des Français et j’en passe. 

Comment casser ces liens qui se sont tissés sur une superficie 2.345.000 Km2 entre 80.000.000 d’habitants pendant un siècle sans dégâts ? 

Celui qui essaie de balkaniser le Congo sur la base ethnique pour ses intérêts mercantiles, sa place est devant les cours et les tribunaux car les pertes humaines seraient incalculables. 

Nous sommes unis par le sort et notre diversité dans l’unité est une richesse immense.

Notre salut tout comme notre force pour construire un avenir meilleur est dans l’unité. 

Mais la construction du Congo et la consolidation de notre indépendance passe par l’effort de tous. Il est utopique de penser qu’une classe de congolais doit continuer à vivre dans l’extravagance des jets privés, des villas sur la Côte d’Azur,… alors que d’autres doivent travailler péniblement et manger en alternance, sans éducation, sans abris,…. C’est une forme d’esclavage moderne que nous ne pouvons plus continuer à accepter. 

 

Nous devons être unis dans l’effort pour mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’assujettissement du congolais par un autre congolais.

Nous sommes nés égaux et nous devons l’être devant la loi. 

Il est inconcevable que nous ayons une légion de diplômés universitaires qui ne soit pas associés à l’effort pour l’indépendance économique de notre pays. Comment pouvons-nous dresser nos fronts longtemps courbés lorsque notre jeunesse vit un chômage endémique. 

Ne dit-on pas que le travail anoblit l’homme ? 

Comment pouvons-nous être digne, quand nous vivons jusqu’à 40 ans  sous le toit  de nos parents par manque de revenu minimal garanti. 

57 ans après l’indépendance, nos fronts sont toujours courbés, nous devons les dresser. C’est par la création d’emplois que notre jeunesse peut travailler dans un climat de paix, un climat favorable aux affaires, attirant les investisseurs, encourageant les startups. 

Ainsi, nous pouvons prendre le plus bel élan et pour de bon dans la conquête de notre indépendance effective.

Pour y arriver, ce n’est pas l’ardeur qui manque au peuple congolais. 

J’ai eu la grâce de visiter plusieurs pays du monde et de faire des conférences dans beaucoup d’universités. Quelle n’a pas été ma surprise en constatant que 

partout, nous avons des congolais universitaires ou hautement qualifiés qui font leur travail avec ardeur et enthousiasme à la satisfaction de leurs employeurs. 

Et que dire de la femme congolaise, qui porte sa famille et le poids économique du pays sur le dos avec des moyens dérisoires!

Il n’y a aucun doute, nous sommes un peuple ardent et nous sommes capables de bâtir un Congo plus beau qu’avant par le labeur.

Aujourd’hui, notre labeur profite plus aux autres qu’à notre pays. 

Nous avons besoin d’un sursaut patriotique pour que nos travaux pénibles, à l’intérieur du pays comme dans notre diaspora, ne puissent plus continuer à servir les intérêts égoïstes de certains groupes ou de certaines classes sociales, mais plutôt à ce qu’ils servent les intérêts des générations à venir. 

Ainsi, nous pourrons bâtir notre pays et le faire plus beau qu’avant dans la paix.

C’est dans la solidarité, aussi bien transversale que verticale, que nous devons travailler. Le revenu universel garanti et la couverture sanitaire universelle sont des notions acquises chèrement en Occident depuis quelques décennies seulement, mais ces notions de solidarité sont inscrites dans nos gènes, elles sont transcrites dans nos traditions. 

Ce sont ces notions de solidarité qui ont toujours fait la fierté de l’Afrique. 

Abandonner la solidarité, c’est abandonner son identité africaine. Mais comment, alors, expliquer cet égoïsme croissant au Congo qui fait de nous un pays riche avec une population parmi les plus pauvres de la planète et des dirigeants qui vivent dans une opulence outrancière. 

Le contraste social est tout simplement révoltant. 

Nous sommes devenus la risée du monde entier. 

Notre fierté d’être congolais a été entamée, mais tout n’est pas perdu car notre 

capacité de sursaut et d’éveil patriotique peut faire la différence et nous restituer la dignité et la fierté perdue.

Depuis 20 ans, notre souveraineté est constamment bafouée.

Nous vivons chez nous comme des étrangers. Le choix que nous avons, c’est la résignation, l’exil, la prison ou la mort; ce n’est même pas un choix, c’est une contrainte, une situation qui nous est imposée.

Dans ces conditions, peut-on parler de la souveraineté d’un peuple? 

Absolument pas? Nous sommes un peuple humilié par nos voisins qui n’ont 

aucune considération à notre égard surtout lorsque nous devons aller chaque matin faire nos courses courantes hors de nos frontières puisque le congolais 

ne peut tout simplement plus faire d’affaires dans son pays suite aux multiples taxes et tracasseries administratives qui paralysent les femmes commerçantes, les jeunes hommes d’affaire congolais ainsi que toute initiative locale laissant la place à une bande mafieuse qui vend tous les produits de consommation courante et exporte nos ressources naturelles .Nous sommes réduits à être des consommateurs et les autres doivent importer et exporter pour nous. Ils font leur business sur le dos du pauvre congolais. 

Lorsque l’on évoque une enquête internationale sur les crimes commis sur nos frères du Kasaï ou quand il y a des sanctions sur les responsables qui ont abusé des droits humains, c’est la seule fois que notre gouvernement évoque le principe de souveraineté de l’Etat congolais.

 Nos gouvernants oublient que la souveraineté doit respecter la définition d’un Etat, ce que nous avons cessé d’être depuis 1996. 

Si un Etat est « une personnalité morale de droit public, contrôlant un territoire bien identifié par des frontières, organisant un ordre social, juridique et politique pour un groupement humain relativement homogène mais attaché à un vouloir-vivre collectif et représenté par une autorité à qui a été confié le pouvoir de contrainte », qu’en est-il au Congo?

Depuis 1996, nos frontières sont perméables, les Etats, les groupes armés étrangers, les bandes maffieuses, les contrebandes et les éleveurs entrent et sortent à leur gré. 

Ils tuent et violent sans se gêner, brûlent nos villages sans que le pouvoir s’en émeuve. 

Cette personnalité morale devrait organiser un ordre social, mais au Congo, les gouvernants détruisent la cohésion sociale par les injustices, la corruption et toute forme d’anti-valeurs qui sont en train de miner notre société. 

C’est une véritable autophagie.

L’ordre juridique est remplacé par les arrangements à l’amiable à cause des graves dysfonctionnements de notre système judiciaire. Nous avons de 

bonnes lois, mais leur mise en œuvre fait cruellement défaut. 

L’impunité règne dans tous les domaines. 

Toutes nos institutions sont illégales et illégitimes, elles fonctionnent sans tenir compte de la volonté du souverain primaire exprimée dans la constitution, votée par referendum. 

La loi fondamentale a été mise entre parenthèse. 

Nous réclamons haut et fort le retour à l’ordre constitutionnel.

L’opposition politique qui devrait faire vivre la démocratie, s’est fait rouler dans la farine par le pouvoir avant de la pulvériser par des manœuvres politiciennes. 

L’ordre politique n’existe plus. 

Les partis politiques de l’opposition doivent se ressaisir, se recomposer et définir une nouvelle stratégie pour assurer l’alternance démocratique. 

Qu’est-ce qui reste de la définition d’un Etat au Congo? Pas grand-chose hélas !!!!

Il est visible à l’oeil nu que notre cher Etat congolais est la cible systématique des ennemis du Congo, tant ceux de l’intérieur du pays que ceux de l’extérieur.

Pourtant, une Nation forte, nous le sommes par notre histoire commune passée, notre volonté de vivre ensemble aujourd’hui et de rester unis demain. 

Les congolais sont liés à leur nation et résistent à toute tentative de désintégration.

Avec toutes les bénédictions que Dieu nous a données, le Congo est un véritable don béni avec ses eaux, ses fleuves et ses rivières, ses terres arables, sa forêt, son sous-sol, et ses ressources humaines.

Nous pouvons changer notre histoire, nous pouvons changer la perception que le monde a de nous. 

Nous pouvons surprendre ceux qui ont déjà parié sur notre disparition en tant que peuple. 

Nous pouvons désorienter les pronostics. 

La seule chose qu’il nous faut c’est croire en nous-même et choisir de bons alliés dans la re-fondation de notre Etat.

Nos aïeux et les pères fondateurs de l’indépendance se retourneraient dans leurs tombes si on leur passait le film de ce qu’est devenu le Congo qu’ils nous ont légué après 57 ans de gestion chaotique.

Nous trahissons Kimbangu, Lumumba, Kasavubu, Bolikango et les autres.

Où est la moindre expression d’amour pour notre Congo.  

Nous agissons comme si nous étions de prédateurs de notre propre héritage, le Congo. 

Nous avons tenu une seule promesse, c’est de peupler ton sol.

Oh Congo, de 14.000. 000 d’habitants, aujourd’hui nous sommes 80.000.000 d’habitants. 

Pari tenu puisque la natalité est corrélée à la pauvreté. 

Quel triste pari gagné.

Oh notre cher Congo, nous avons manqué à l’obligation d’assurer ta grandeur par la bassesse de nos actes inciviques.

Le trente juin nous le fêtions sous un doux soleil, mais aujourd’hui, avec la 

déforestation, la destruction de notre environnement, le trente juin est 

fêté sous un soleil voilé par la poussière, un climat sulfureux. 

Nous avons désacralisé un jour immortel.

Alors que les compatriotes Frank Diongo, Muyambo et nos jeunes artistes récemment arrêtés pour avoir dénoncé les massacres de Beni et du Kasaï et tous les autres qui croupissent injustement en prison; le serment de la liberté que nous devrions léguer à notre postérité subit une grave entorse.

Débout congolais! La liberté se gagne tous les jours! 

Et malgré toute ta souffrance, ta réserve d’énergie peut encore te permettre de te battre pour ta liberté comme se sont battus les pères de l’indépendance. 

Debout congolais! Il n’est jamais tard pour bien faire. 

Ta liberté et ton destin sont entre tes mains. 

Débout Congolais.

 

VISITE DU PROF. Dénis MUKWEGE A LA CHEFFERIE LUHWINDJA

Le prof. Dénis MUKWEGE a effectué une  visite spéciale à Luhwindja.

Cette visite s’est inscrite dans le cadre du partenariat entre la Fondation Panzi et l’organisation APEF, qui est une association pour la promotion de l’Enfant et la Femme.

Notons que dans ce partenariat et par le truchement de l’union européenne, la Fondation Panzi finance les activités de réinsertion sociale des enfants et des professionnelles de sexe dans les carrés miniers. 

Au cours de cette visite, considérée comme une visite de renforcement de collaboration, le Prof. Denis Mukwege a eu un échange avec les leaders des communautés de base, la société civile et les autorités politico-administratives. Tous ont un rôle très important à jouer dans le processus du changement et du développement de Luhwindja d’abord et de toute la province ensuite. 

C’est la raison pour laquelle cet entretien a été centré sur trois axes qui constituent les valeurs de la Fondation Panzi et de l’Hôpital de Panzi, notamment l’intégrité morale, l’amour et le travail. 

Parlant de l’intégrité morale, le Prof. Dénis Mukwege a donné la différence entre le respect de la loi et le respect de la volonté de Dieu. La loi ne doit pas nous écarter de la volonté divine.    

L’intérêt des participants était visible; les Pasteurs ont posé des questions très pertinentes aux quelles ils ont reçu des réponses appropriées car le Prof. Denis Mukwege est suffisamment informé de la situation de l’Eglise.

Cette rencontre a été suivie  de l’entrevue avec sa Majesté le Mwami TONY et Madame Espérance M’Baharanyi, Mwamikazi de Luhwindja.

 Avant que le Prof. Dénis ne prenne la parole, la Mwamikazi l’a présenté  à l’assemblée constituée des membres dont, les autorités politico administratives de la chefferie, les membres de la société civile et les personnalités invités  à la rencontre à la chefferie de Luhwindja.

La salle était pleine  à craquer et  à l’intérieur, le Prof a développé un thème tournant autour de la matérialisation  des trois valeurs suscitées. Il les a exhorté à la sauvegarde de ces valeurs telles que prônées par la culture locale. 

Il a été complété par le Mwami, qui a reconnu la profondeur de ce discours et a invité la population à y méditer.  

La séance s’est clôturée par une prise des photos de famille. 

C’est après échange que le Prof avec toute sa délégation composée notamment de ses Assistants et du Secrétaire Exécutif de la Fondation Panzi ont quitté le bureau de la chefferie de Luhwindja pour se diriger vers les installations de l’association APEF où ils étaient attendus par une foule immense composée des bénéficiaires de cette association. 

Avec l’assistance de l’union européenne  en partenariat avec BEATIL (Bureau d’Etudes et d’Appui Technique aux Initiatives Locales), un travail extraordinaire est en train de s’accomplir ; des jeunes garçons et filles en fin de cycle d’assistance psychosociale, se sont inscrits en  mécanique automobile, en coupe et couture , en maçonnerie, en art culinaire, en soudure et en fabrication des savons. 

Cette visite a marqué les esprits. Les gens ont vu qu’il y avait  beaucoup de filles et d’enfants qui sont dans des carrés miniers et y subissent la rigueur du chaos en RDC.  

Nous avons pu observer le potentiel sous exploité dans la production des denrées alimentaires, de l’élevage au côté de la production de l’or. 

Cette situation devrait normalement exclure Luhwindja des milieux nécessiteux, mais comble de malheur, la population continue à se plaindre de sa misère et du manque de travail.  

Pouvons-nous conclure en disant que la cause de ce chômage, c’est le manque de volonté ? ou tout simplement le manque d’initiative?

Qui vivra verra. 

Cette visite s’est achevée à la résidence du Mwami où la délégation s’est inclinée sur les  tombes des anciens de la  chefferie  de Luhwindja 

 

 

SPECIAL DAY AT THE CITY OF JOY

Prof. Denis MUKWEGE, Madame Christine DESCRYVERUnder the auspices of Prof. Denis MUKWEGE, Ms Christine DESCHRYVER, National Vice-President of V-DAY and Director of the „City of Joy“ awarded 90 girls with a certificate of readiness to face the future. Trained at the City of Joy for a period of 6 months, they integrated the cohort of women engaged in the direct transformation of the society.

They came broken, demeaned and humiliated, they were transformed into leaders, and now returning with a commitment to take back their land. The “City of Joy“, the legal clinic, the DORCAS house and the ICART international center are the institutions that form the Panzi Foundation.

On this day of June 15, 2017, the „City of Joy“ has crowed its 11th promotion with honor and joy. The provincial authorities were represented by the Honorable KINJA MWENDANGA, Quaestor of the Provincial Assembly of South Kivu.

Ms. Christine DESCHRYVER outlined, in her introductory remarks, the activities during the 6 months of training, with access mainly to psychological recovery and socio-economic reintegration, both of which are part of the One Stop Center Care for victims of sexual violence, which is the basis of the action of the Panzi Foundation.

“The people who harmed you, thought that you were finished, but here at the „City of Joy“, we recovered you and poured drops of love on you like a watering a flower during the rainy season. Today you have become real flowers. The doctors looked took care of your body recovery and we took care of the rest, “said Ms. Deschryver.

The day was animated by drumbeats, dance, funny plays and a fashion show in which the determination of those who were graduating was expressed stressing that one of the greatest values ​​of life was to accept thier personal identity. “You have undergone wars that zere not yours, wars in which DRC resources were looted and your bodies turned into battlefields as if they were looking for minerals in your organs. Dear children, you have a mission to positively change your community, “concluded Ms DESCRYVER.

Certificates were granted to 90 girls survivors of sexual violence coming from various areas of the Provinces of South and North Kivu.

Denis MUKWEGE concluded the ceremony by expressing his appreciation of the work done at the „City of Joy“. He was pleased to see that there is a new young female elite that will revive and strengthen the society. He congratulated the coaches and encouraged them to continue this positive action with dedication. He was also pleased that the staff remained almost identical, a proof of good leadership at the „City of Joy“.

Speaking to the laureates, Prof. Denis Mukwege asked them to be models of social integration because the future of the nation depends on them. The day ended with the national anthem under a broad satisfaction.

Profil du défenseur: Dr Denis Mukwege de la République démocratique du Congo

Le Dr Denis Mukwege est un chirurgien et l'un des plus importants défenseurs des droits humains et féminins.Le Dr Denis Mukwege est un chirurgien et l'un des plus 
importants défenseurs des droits humainset féminins 
en République démocratique du Congo (RDC), son pays
d'origine. À l'occasion du Festivalinternational du film
 de 2016 et du Forum sur les droits de l'homme
 à Genèveet du dépistag du film documentaire 
"The Man Who Mending Women."

le SIDR a eu le plaisir derencontrer le Dr Mukwege  et de coparrainer une discussion 
avec lui et Navi Pillay, ancienne ONU Haut commissaire aux droits de l'homme
 et membre du Conseil de l'ISHR.Le Dr Mukwege a détaillé ses activités de base ete 
plaidoyer pour défendre la dignité des femmes et expose les risques et les menaces
 aux quels il est confronté en raison de son travail.
Le Dr Mukwege a débuté sa carrière de pédiatre après s'être inspiré pour devenir médecin en
 visitantdes enfants avec son père, qui était un pasteur.Mukwege voulait que les malades reçoivent 
des médicaments et soient soignés commeil l'avait été.  Il a rapidement compris le besoin de soins 
maternels et est retourné à l'école de médecine pour devenir un gynécologue obstétricien au début
 des années 1980.
 
Dans le but d'améliorer les conditions de livraison des femmes et de réduire la mortalité maternelle 
généralisée, il s'est engagé à diriger l'hôpital Lemera pendant plus de 15 ans, lorsque la guerrea éclaté 
en RDC.
«J'ai rencontré le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU deux jours après le massacre
et lui ai dit  la fin tragique qui avait rencontré mes patients innocents, tués dans leurs lits sans raison. 
Je regrette profondément que la communauté internationale ne soit pas informée à ce sujet des graves 
violations  des droits de l'homme qui ont eu lieu. "
Après que son hôpital a été détruit, le Dr Mukwege est devenu une personne déplacée à l'intérieur 
de son pays et a déménagé dans la ville de Bukavu.Il a repris le travail en tant que pratiquant et a
 ouvert une maternité improvisée dans un camp, mais les circonstances de la première opération 
qu'il a menée ont entraîné son chemin sur un chemin plus activiste.

"La première victime que j'ai traitée était une femme qui avait été violée puis tirée dans les organes
 génitaux et dans les jambes. (...) C'était en septembre 1999 et à la fin de cette année 45 cas similaires 
avaient malheureusement été enregistrés (...) J'ai donc appelé Human Rights Watch et ils ont écrit le
 premier article sur la question de  The War Within the War: la guerre Sur le corps des femmes en 2001. 

Réalisant que de telles pratiques sont encore en cours 15 ans plus tard, soulève beaucoup de questions.Nous 
avons essayé de sensibiliser et de provoquer des changements, mais cela s'est avéré très difficile à réaliser .. "

Le passage de la chirurgie au plaidoyer:
Depuis ce temps, le Dr Mukwege s'est consacré à la restauration chirurgicale des femmes victimes de viol 
et de violences  sexuelles.Il a fondé l'hôpital Panzi où les victimes reçoivent des soins médicaux gratuits 
ainsi qu'un soutien judiciaire et psychologique. Sa plus grande fierté, dit-il, est de voir certains de ses 
anciens patients devenir à leur tour des défenseuses des droits de l'homme qui revendiquent leurspropres 
droits et les droits des autres à la vie,à la santé et à la dignité.
En 2007, le Dr Mukwege a pris ses activités de plaidoyer au niveau international après avoir constaté
 que certains de ses nouveaux  patients étaient des victimes de viol de «deuxième génération»: les jeunes 
filles nées de femmes victimes de viol, victimes elles-mêmes de viol. Pour le Dr Mukwege, cela a marquéle 
besoin de parler aux femmes de son pays à plus grande échelle;En dehors des hôpitaux et à l'extérieur du pays.
 
"Je me suis rendu compte que c'était un cercle vicieux sans fin et que la seule façon de mettre fin à cela était 
de sensibiliser à ce sujet.Il est inutile de continuer à faire face aux conséquences sans aborder les causes 
du problème. C'est ainsi que j'ai commencé mes activités internationales de plaidoyer, un voyage long et dangereux. "
L'envie de dévoiler la vérité et de lutter contre l'impunité
En dépit de ces dangers persistants, le Dr Mukwege a l'intention d'intensifier son plaidoyer envers 
la communauté internationale et d'assurer que la situation des femmes  et des civils en RDC n'est pas oubliée.
 Il dit qu'il apprécieque la discussion internationale sur le viol dans le contexte de la guerre ait finalement commencé,
 mais regrette néanmoins que la situation de son pays, les violations des droits de l'homme et les atrocités perpétrées
 sur deux décennies ne soient toujours pas prises en compte par les médias internationaux.

"Je pense que ce qui se passe en République démocratique du Congo devrait attirer l'attention de plus de défenseurs 
des droits de l'homme.Nous avons parfois le sentiment qu'il existe un double standard dans la façon dont les violations 
des droits de l'homme sont traitées.
Comme si la situation au Congo ne signifiait rien à personne et que les victimes congolaises ne comptent pas.
 Pourtant, nous partageons la même Humanité ... "Compte tenu de l'impunité qui a empêché les auteurs 
des tribunaux et / ou des prisons et des victimes de gauche sans défense en RDC depuis plus de 20 ans.Mukwege
 appelle à la communauté internationale à intervenir et à prendre en charge les violations des droits de l'homme
 à l'échelle internationale. Il demande à l'ONU de créer des tribunaux mixtes internationaux 
(comme ce fut le cas au Cambodge ou en Sierra Leone) qui amèneraient les auteurs devant les juges nationaux et 
internationaux.
Les affaires contre les droits de l'homme: le cœur de la tragédie congolaise
"On désire détruire une population afin d'exploiter ses ressources naturelles. Et le plus grave, c'est que cette guerre 
est menée sur le corps des femmes pour des motifs économiques viles. "

Les intérêts commerciaux des principales entreprises internationales et des pays voisins, qui cherchent à bénéficier 
de ces ressources, sont en contradiction avec la nécessité d'une responsabilité nationale
 pour les violations des droits de l'homme contre les civils. En effet,c'est la déstabilisation du Congo oriental qui facilite
 l'exploitation massive et l'exportation, à la fois légale et illégale, de minéraux utilisés, entre autres, pour la production
d'appareils électroniques dans le monde entier.

À cet égard, le Dr Mukwege considère la communauté internationale en général, les Nations Unies et les défenseurs des 
droits de l'homme dans le monde entier, en tant qu'acteurs clés ayant un rôle à jouer dans la perspective du droit des 
droits de l'homme aux débats sur la RDC.
À ce jour, le Dr Mukwege et ses collègues chirurgiens, médecins, cliniciens et membres du personnel de l'Hôpital Panzi
et de la Maison Dorcas, le service après-midi soutenu par Panzi Foundation DRC et Panzi Foundation USA, ont traité 
plus  de 46 000 femmes et filles (allant de deux Mois à 87 ans) qui ont été victimes de viol utilisé comme arme de guerre,
 de conflit et d'autres formes de violence sexuelle en RDC, souvent accompagnées d'actes de torture.
 
In 2008, Dr Mukwege launched the Panzi Foundation DRC to expand services to the wider population within South Kivu and support the ongoing work of Panzi Hospital through a variety of initiatives. In 2011, the Panzi Foundation USA was launched to support  both institutions. Follow him on Twitter @DenisMukwege @PanziFoundation , and @PanziUSA. He may be found on Facebook at http://facebook.com/DrDenisMukwege.

RD Congo:dans son hôpital de Panzi, le Dr Mukwege reste vulnérable

 Dans son hôpital de Panzi, le Dr Mukwege reste vulnérable

« L’homme qui répare les femmes », jouit désormais d’une solide réputation internationale. Mais, dans son propre pays, autorités et médias officiels évitent soigneusement de lui donner la moindre publicité. Et, malgré la présence des Casques bleus, sa sécurité ne semble pas optimale.

Les files de femmes qui viennent en consultation à Panzi s’étirent le long des murs de l’hôpital. La garde que la Monusco affecte à la sécurité du docteur Denis Mukwege est en revanche beaucoup plus réduite… © .

 

 

PANZI

Soutenez le film sur le combat du Dr Mukwege contre les violences sexuelles!

Le projet de film raconte l’histoire vraie de Denis Mukwege un docteur congolais, nommé trois fois au Prix Nobel de la Paix, qui a toujours rêvé de devenir gynécologue. Mais au péril de sa vie, il va devenir le sauveur et le militant des droits des femmes violées et mutilées en République Démocratique du Congo – pays dans lequel le viol est devenu une arme de guerre. Guy-Bernard Cadière est un chirurgien Belge qui, a 33 ans, est atteint d’une leucémie. Enfermé dans une bulle stérile, il développe la laparoscopie, une technique opératoire révolutionnaire – pourtant il lui reste trois ans à vivre.

Panzi met en lumière le destin exceptionnel de ces deux hommes qui ont inversé le cours de l’Histoire. Cette campagne a pour but de développer l’adaptation cinématographique du livre Panzi, écrit par les docteurs Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière, dont nous avons acquis les droits.
Ces médecins parcourent le Monde pour sensibiliser sur cette barbarie qui a, à ce jour, mutilé prés de 500 000 femmes.Dotée d’immenses ressources naturelles et minières, cette terre contient de l’or, des diamants mais surtout du coltan, un minerai indispensable à la fabrication de nos téléphones portables…et pourtant c’est l’un des pays les plus pauvres du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette région en guerre depuis 1994 (un génocide qui a tué 6 millions de personnes), la barbarie consiste à utiliser le corps de la femme, nourrisson ou adulte, et de le détruire. Ici on ne viole pas pour assouvir une pulsion sexuelle mais pour mutiler. Avec le viol on annihile la famille, la femme est détruite, rejetée, laissée à l’oubli. Dans une culture où la fécondité est sacrée, le viol avec la destruction de l’appareil reproductif de la femme est devenu simplement la désintégration de la société. Une population rendue esclave sous les yeux d’un monde qui préfère faire semblant de dormir !

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