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DISCOURS DU DR. MUKWEGE AU SECOND SYMPOSIUM D’ICART

Monsieur le Gouverneur du Sud-Kivu,

Messieurs les Ministres de la santé et l’Enseignement supérieur,

Monsieur le Recteur de l’Université Évangélique en Afrique,

Monsieur le Directeur de l’ICART,

Messieurs les Délégués d’IITA

Mesdames, Messieurs les délégué (e)s de l’Université de Michigan,

Mesdames Messieurs les Représentantes et Représentants des Organisations internationales et locales,

Mesdames, Messieurs,

C’est pour nous un grand honneur de vous accueillir à Panzi ce jour dans le cadre de ce symposium organisé par ICART et IITA.

Nous profitons de cette occasion pour vous remercier d’avoir accepté de prendre part à ces assises.

Nos remerciements vont également aux organisateurs scientifiques et logistiques de cet évènement.

En effet, ICART a été créé en 2013 et fait partie des quatre institutions de la Fondation Panzi.

Notre vision est de créer un centre de recherche et d’échange en collaboration avec les universités de la place et internationales puis d’autres instituts de recherche afin d’avoir un cadre d’échange entre nos chercheurs de la place et ceux d’ailleurs dans une perspective d’une coopération Nord-Sud.

Mais aussi, Icart vise à protéger nos données qui étaient accessibles et utilisées par les universités et les instituts de recherches étrangers sans que les jeunes chercheurs congolais puissent tirer les dividendes scientifiques.

Panzi Foundations’est assigné cette mission en jouant ce rôle

Mesdames et messieurs, ce second symposium international de recherche à Panzi, que nous sommes très heureux d’organiser, tombe à point nommé, face aux crises humanitaires orchestrées par les crises économiques et socio-politiques.

Ces crises de tout genre, illustrent en tout point, de manière éclatante, l’importance de ce second symposium en démontrant au passage, aussi le désir profond et la volonté du peuple congolais de renaître en lui-même avec confiance.

Que Panzi ait pu en si peu de temps organiser avec tant d’enthousiasme ce deuxième grand événement depuis sa création, témoigne du dynamisme du secrétariat exécutif de la Fondation Panzi, de la direction d’ICART et le leadership des Universités de Michigan et de l’Université Évangélique en Afrique et de l’IITA. Ce second symposium pourrait à certains égards considérer comme une consécration, au rebours, nous y voyons surtout un point de départ. Les quatre thèmes autour desquels ICART a choisi de rassembler les partenaires institutionnels, académiques, financiers et techniques, sont des feuilles de route volontaire.

Ces thèmes mis en avant, ICART les lance comme une invitation et en connaissance de cause des drames des conflits à répétition subis par la population congolaise et des différents défis de santé en Afrique en général et particulièrement à l’Est de la République Démocratique du Congo. L’International Center of Advanced Research a pour objectif tout comme l’Organisation Mondiale de la Santé d’ailleurs, d’amener tout le peuple Congolais et d’ailleurs au niveau de santéle plus élevé possible, la santéétant définie comme un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

La RDC ne s’est pas encore remise d’une crise majeure et nous essayons de l’accompagner par la recherche. La bonne nutrition et la sécurité alimentaire  sont quelques socles incontournables sur lesquels la RDC peut désormais investir pour garantir une bonne santé à sa population.

Or, la responsabilité nous interpelle, elle nous demande justement de croire en des possibilités du Congo, en ses potentialités, de nous associer à la population congolaise dans tous ses efforts engagés pour lutter contre l’extrême pauvreté, toutes les initiatives pour donner la dignité et ancrer le développement humain fondé sur un développement économique durable, juste et inclusive. Et, c’est ici le lieu de témoigner de la résilience, du courage, du génie et de la persévérance des femmes congolaises qui, toutes, attendent la restauration de la paix, condition sine qua non pour une amélioration de leurs conditions et de leur qualité de vie, axée sur une politique sociale et de santé, économique et environnementale, de reconnaissance et de renforcement de leurs capacités.

Mesdames et messieurs, rien que pour accueillir ce symposium, nous avons vu comment ICART peut mettre en valeur, son capital d’attractivité.

Qui ne serait pas frappé par le dynamisme et le savoir-faire de nos partenaires, si laborieux, si créatifs et si inventifs?

Qui ne serait pas séduit par l’énergie de tous les chercheurs de bonne volonté qui expriment et montrent le désir de tout un peuple de se tourner vers l’avenir et de s’ouvrir au monde.

Qui n’a jamais été fasciné par les ressources uniques de ce cœur ou poumon d’Afrique, d’une beauté infinie, dotée de richesses naturelles sans précédente, abondantes et variées, de terres généreuses et fertiles, d’une météorologie enviable, d’une biodiversité à nulle autre pareille dans le monde? C’est la République Démocratique du Congo, c’est le Sud-Kivu.

De plus, la RDC baigne dans les lacs les plus poissonneux du monde, au cœur des carrefours commerciaux pour relier le Cap à Alexandrie, Dakar à Djibouti. Sortir de l’économie rouge pour mettre en avant une économie bleue stratégique. Et pour arriver à cette fin, nous avons besoin de la recherche, de l’innovation puis de la confiance de nos jeunes chercheurs.

La Fondation Panzi par l’ICART veut compter sur le soutien des grandes universités et des institutions de recherche comme IITA, PRIO, MAXQDA, l’hôpital Panzi pour favoriser une culture de collecte de données fiables à partir de processus fiables pilotés par des personnes fiables.

L’ICART est et constitue le département scientifique de la Fondation et peut se targuer d’être fier de ses programmes de formation et de ses publications de recherche. Le précédent symposium de 2014 a attiré plus de 200 personnes, 8 conférenciers principaux et 70 présentations abstracts et nous espérons rééditer les mêmes exploits, d’ailleurs davantage.

L’objectif est et reste le même : engager et construire le changement avec cette mission de développer la capacité locale à résoudre les problèmes locaux pour un développement intégral. D’autres actions se poursuivent et Panzi sait qu’elle peut compter sur le soutien de tous les bailleurs et de ses nombreux réseaux professionnels d’expertises et d’institutions.

Le moment est venu pour ICART de s’élancer avec résolution vers l’avenir, pour ses partenaires d’avoir confiance dans la détermination de ces chercheurs et pour ses autorités de saisir ce moment unique.

Pour la communauté des partenaires que vous êtes, c’est aussi une occasion de réaliser pleinement l’Agenda 2030 des Objectifs du développement durable dans une région des Grands Lacs qui rassemble tous les défis, en proie à des violences mais qui recèle aussi toutes les opportunités.

Soyez assurés, chers partenaires, que Panzi fera tout ce qui est de son pouvoir pour réaliser cette  vision si prometteuse.

Je vous remercie

 

»TRIBUNAL SUR LE CONGO: DENIS MUKWEGE DÉNONCE LES DIRIGEANTS QUI SONT VENUS « JOUER DU THÉÂTRE DANS LES FAITS RÉELS ET SÉRIEUX »

C’est un docteur Mukwege visiblement déçu et touché au plus profond de lui-même qui prend la parole après la projection du film documentaire tribunal sur le Congo du réalisateur allemand Milo Rau à Panzi dans la ville de Bukavu.

Une suite et fin de la série des projections au Sud-Kivu débutée au collège Alfajiri depuis le vendredi 21 juillet et qui s’est clôturée à la paroisse catholique de Panzi, dans la ville de Bukavu.

Dans un message court de quatre minutes, ce célèbre gynécologue s’est profondément indigné que les dirigeants congolais aient accepté de venir devant un tribunal fictif pour faire « du théâtre » devant des faits réels.

« Quand vous regardiez ce film, vous avez vu des gens qui ont été tués ,ceux qui ont été extorqués il a été réalisé devant les autorités , il n’a pas été fait en cachette ou derrière le dos des dirigeants ,on leur disait la vérité sur tout le mal qu’ils ont commis et ce qui m’a étonné est de voir les dirigeants venir sans gêne et sans contrainte  devant un tribunal fictif pour jouer du théâtre dans les faits réels et sérieux  parce qu’ils savent que personne ne leur demandera des comptes par rapport à tout le mal qu’ils nous ont fait …c’est ce  qui me fait peur parce que quand un homme fait du mal sans peur ,sachez qu’il n’arrêtera pas à le faire » a dénoncé d’un ton grave , Dénis Mukwege.

Le Médecin directeur de l’hôpital général de référence de Panzi pointe du doigt le manque d’honneur du congolais mais surtout du dirigeant congolais

«  Cela montre le manque d’honneur …nous congolais on manque la culture de l’honneur …vous avez vu que tous ceux qui sont accusés sont venus à ce tribunal comme s’ils venaient pour un théâtre ou un jeu …je crois que même le réalisateur, là où  il était se moquait d’eux se demandant c’est quelle sorte des dirigeants qui peuvent venir participer aux choses qui mettent à nus leurs crimes »

Parlant toujours du manque de dignité, le docteur Mukwege a fermement dénoncé l’enterrement des congolais de Mutarule dans des fosses communes devant une autorité provinciale.

« Avez –vous vu comment les compatriotes de Mutarule ont été enterrés dans des fosses communes alors qu’il n’y avait pas de guerre dans cette partie de la province? Ces compatriotes n’avaient –ils pas le droit d’être enterrés chacun dans sa tombe avec son nom ? Alors que dans d’autres pays, on fait d’énormes dépenses pour déterrer les leurs et les enterrer avec honneur, les nôtres sont jetés dans des fosses communes devant un représentant de l’autorité publique. Quand demanderons nous que les nôtres qui sont enterrés devant la contribution (sic) soit déterrés si nous enterrons aujourd’hui dans les fosses communes?» s’est interrogé le réparateur des femmes.

Le docteur Mukwege pense que si les congolais ne se respectent pas, on se moquera toujours d’eux et en appelle à un changement de la manière de penser.

« Tant que nous n’aurons pas la culture de la dignité et de l’honneur, les chinois, les américains, la Monusco, la communauté internationale vont continuer à nous traiter comme ils nous traitent …on n’a besoin de rien d’autre que de changer notre manière de penser. Personne ne te respectera si tu ne te respecte pas ! » a conclut le docteur Mukwege.

Le film documentaire « Tribunal sur le Congo » du réalisateur Milo Rau  dresse un portrait de la guerre économique d’une extrême violence de l’humanité subie à l’Est de la RDC, ses causes économiques et politiques ainsi que son visage concret sur place. 

»LES FEMMES EN TANT QU’ACTEURS DE LA VIOLENCE SEXUELLE LIÉE AU CONFLIT: UN NOUVEAU LIVRE EXPLORE «L’IMPOSSIBLE”

  • Women as wartime rapists: a new book explores ‘the impossible’
    Un nouveau livre explore le rôle des femmes en tant qu’acteurs de la violence sexuelle liée au conflit. L’accent mis sur la violence sexuelle en tant que crime par les hommes contre les femmes ignore
    les victimes masculines, les auteurs et les violences qui ne correspondent pas aux récits patriarcaux et
    hétérosexuels, soutient Laura Sjoberg dans «Women as Wartime Rapists: Beyond Sensation and Stereotyping». Par exemple, un sondage montre que 40% des femmes – et 10% des hommes.

    Dans l’est de la République démocratique du Congo ont été violées sexuellement par une femme. Afin de mettre fin à la violence sexuelle en conflit, nous devons mieux comprendre les causes et éviter les stéréotypes.

» RDC: «LES PROCHES DU POUVOIR CREENT L’INSECURITE POUR RENVOYER LES ELECTIONS AUX CALENDES GRECQUES » – (DR MUKWEGE)

RDC: «Les proches du pouvoir créent l’insécurité pour renvoyer les élections aux calendes grecques » – (Dr Mukwege)

Le médecin gynécologue Denis Mukwege a exprimé ce mardi 4 juillet 2017 son “inquiétude” face à la multiplication des foyers des tensions et d’insécurité dans plusieurs coins de la République Démocratique du Congo. Au cours d’un point de presse tenu à Bukavu (Sud-Kivu), le médecin promoteur de l’hôpital de Panzi au Sud-Kivu a peint un tableau sombre notamment au Kivu, aux Kasaï et dans l’ex-Katanga et il a déploré le “silence du gouvernement” face à cette situation.

«La résurgence des violences et des poches des groupes armés dans le Kivu qui se mettent en place alors que nous sommes dans l’impasse totale des violences aux Kasaï. Les rébellions poussent partout comme des champignons, les portes des prisons sont ouvertes occasionnant des évasions massives pour malheureusement alimenter ces mouvements inciviques. Le minimum serait de savoir qui seraient derrière ces rébellions ? à qui profitent ces crimes ? Nous avons vraiment besoin de comprendre pourquoi ces mouvements armés, quel est l’intérêt et quel est leur objectif ? Nous avons suivi ce qui s’est passé à Lubarika, qui sont ces jeunes burundais cantonnés dans le haut plateau d’Uvira et qui ont récemment été arrêtés dans la plaine ? Pourquoi sont-ils dans le plateau ? Que font-ils là ? De qui tiennent-ils leur mandat ? Pourquoi les députés de ce coin ne disent rien ? Pourquoi le gouvernement reste dans un silence qui ne dit pas son nom ? Le HCR en sait-il quelque chose ? », s’est-il interrogé.

Docteur Mukwege pointe du doigt accusateur des proches du pouvoir de créer et d’alimenter les groupes armés.

«Que ça soit à Beni, dans le haut plateau d’Uvira à Fizi, au triangle de la mort au Katanga ou dans les Kasaï, vous allez vous rendre compte qu’il y a toujours des personnes influentes du pouvoir ou très proches du pouvoir qui sont originaires de ces endroits. Tous ces massacres sont-ils des rites pour accéder au pouvoir ou des faits de hasard ?»

L’objectif selon Mukwege est d’empêcher l’organisation des élections cette année conformément à l’accord de la Saint Sylvestre.

«N’avons-nous pas appris que nous ne pouvons pas aller aux élections dans le contexte des conflits aux Kasaï ou sans les Kasaïens ? Cela semble très juste. Un bel argument d’ailleurs pour reporter les élections indéfiniment. Mais nous avons besoin des élections apaisées. Avons-nous vraiment besoin de cette politique de terre brûlée ? Et si le Kivu s’embrase encore, n’est-ce pas là un autre argument pour renvoyer les élections au calendes grecques à cause de l’insurrection armée complexe ?», dit-il.

Docteur Denis Mukwege appelle ainsi les congolais et particulièrement les jeunes à résister pacifiquement contre la “dictature” en adhérant aux activités du collectif des actions de la société civile congolaise.

EXPOSITION DES SURVIVANTES DE VIOLENCES SEXUELLES GENEVE, SUISSE 29-06-2017

Exposition des survivantes de violences sexuelles

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse s’est rendue jeudi 29 juin à Genève pour participer à une exposition réalisée par des survivantes de viols comme arme de guerre, organisée par la Fondation du Dr Denis Mukwege, avec le soutien de sa fondation*.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse avec le Docteur Denis Mukwege, président de la « Dr. Denis Mukwege Foundation ».

La Grande-Duchesse a saisi cette occasion pour annoncer la tenue, le 8 mars 2019, à son initiative, d’un symposium international à Luxembourg en faveur des survivantes de viols de guerre.  

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Son Altesse Royale la Grande-Duchesse a annoncé la tenue au Luxembourg, le 8 mars 2019, d’un forum international dédié aux survivantes.

L’exposition de Genève est le résultat d’un travail de réflexion engagé par une vingtaine de femmes provenant de 15 pays différents et ayant été victimes de violences sexuelles. Ces survivantes se sont rencontrées pour la première fois en Suisse pour initier un mouvement unique de mobilisation globale de victimes afin d’œuvrer durablement à la prévention et à la lutte contre les viols commis pendant les conflits armés.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

S.A.R. la Grande-Duchesse a rencontré des survivantes de violences sexuelles en période de conflit.Cette initiative constitue le premier fondement d’une plateforme internationale de partage et de communication pour développer des solutions concrètes afin de mettre fin aux viols utilisés comme armes de guerre ou de répression. « C’est grâce à des initiatives comme celles-ci que les femmes pourront renforcer leur influence et leur visibilité dans la prévention des violences. Un cercle vertueux se met en place. Toutes ces femmes sont une formidable force en marche que l’on n’arrêtera pas », a déclaré la Grande-Duchesse lors de son intervention, aux côtés du Dr Mukwege, prix Sakharov 2014.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

Un public nombreux et attentif a assisté au vernissage de l’exposition « Hidden Voices » à Genève.

© Mukwege Foundation / Jeppe Schilder

S.A.R. la Grande-Duchesse en grande discussion avec le Docteur Mukwege.

*La Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse œuvre au Luxembourg pour secourir les personnes vulnérables ainsi qu’à l’international pour soutenir des projets humanitaires

RDC – 30 JUIN : MESSAGE POIGNANT DU DR DENIS MUKWEGE AUX CONGOLAIS

RDC  VIDEO Du  30 JUIN : MESSAGE POIGNANT DU DR DENIS MUKWEGE AUX CONGOLAIS

Chers compatriotes, Chère jeunesse, Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de participer à cette conférence qui revêt d’une  grande  importance pour tous les vrais amoureux de notre cher et beau pays.

Cette manifestation traduit la volonté de notre jeunesse de sortir des sentiers battus afin de trouver des solutions originales aux différents problèmes qui 

accablent notre société aujourd’hui.

Chers compatriotes, votre présence en ce lieu témoigne de votre volonté d’arracher votre autonomie à un système d’oppression et de prédation qui asservit et paupérise tout un peuple.

Vous exprimez votre soif naturelle et légitime de liberté, votre besoin existentiel  d’indépendance qui vous a été confisqué depuis l’assassinat de notre héros national Emery Patrice Lumumba.

Chers compatriotes, nous aurions tant souhaité être à Kinshasa aujourd’hui avec vous, mais malheureusement, nous sommes bloqués à Paris et nous sommes dans l’incapacité d’arriver à Kinshasa pour cette commémoration. 

Je vous souhaite donc à tous une bonne fête de l’indépendance. 

Même si cette indépendance est encore à conquérir, nous devons la commémorer. L’indépendance comme la liberté se conquièrent tous les jours. Nous devons être toujours prêts à la défendre. C’est notre liberté. C’est ça la dignité d’un peuple: « Etre libre à jamais ».

La jeunesse congolaise a besoin de se mobiliser, de prendre son destin en main, d’arracher sa liberté et de se tracer un nouvel itinéraire. Bref, s’assurer qu’elle ne commet pas les erreurs des générations passées, erreurs dont le pays souffre gravement aujourd’hui.

Pour ce faire, la jeunesse congolaise a besoin de s’approprier son histoire, de faire un travail de mémoire, de savoir d’où elle vient, de savoir quelles ont été 

les erreurs du passé afin de corriger l’itinéraire et prendre définitivement la 

bonne direction pour construire un avenir meilleur. 

Notre Hymne national, « Débout Congolais », est la charnière des deux époques qui caractérisent notre histoire et expliquent notre présent.

En effet, l’ancêtre de la RDC fut l’Etat Indépendant du Congo. Il fut créé par la fusion de plusieurs royaumes, plusieurs tribus qui habitaient l’actuelle limite de la RDC. 

Autant ces royaumes furent unis par hasard, par le sort, autant, l’artisan de cette fusion avait un autre objectif qui ne visait pas à fusionner les ethnies, mais plutôt à posséder l’espace qu’elles habitaient à cause de ses richesses naturelles. 

Autant tous les autres pays africains étaient des colonies appartenant aux pays colonisateurs, autant l’Etat Indépendant du Congo appartenait à une personne comme une propriété privée. 

Mais il faut savoir que dans l’esprit des grandes puissances, à l’époque, le Congo devait être une zone de libre échange où toutes les puissances pouvaient faire des affaires librement. C’était la condition pour céder un si grand territoire de 2.345.000 Km2 à une personne, le roi belge Léopold II qui a eu le « mérite » de négocier les frontières du Congo actuel. 

Il s’était présenté comme une force contre l’esclavage et un souffle civilisateur 

des indigènes congolais, mais il va succomber à la tentation de l’exploitation

 inhumaine des ressources naturelles du Congo et des congolais.

Cette attitude va choquer la conscience de l’humanité et ainsi le Congo va être cédé au royaume de la Belgique jusqu’en 1960. 

Malheureusement pour nous, après l’indépendance, nos différents présidents ont toujours géré le pays comme leur propriété privée, s’intéressant aux ressources naturelles et à l’enrichissement personnel et non au peuple.

 Aujourd’hui,100 ans plus tard, le coltan a remplacé le caoutchouc, mais le système d’exploitation est le même. Dans les deux cas, les congolais ont été massacrés par millions et aujourd’hui ce massacre continue. 

L’histoire dramatique du Congo se répète par manque de travail de mémoire.

Nous avions donc été unis par le sort et cette unité doit être considérée aujourd’hui comme une opportunité et non comme une menace. 

Nous pouvons constater que tous les ennemis du peuple congolais essaient depuis l’indépendance de nous démanteler, de balkaniser le Congo car ils savent que unis nous sommes invincibles, unis nous sommes plus que vainqueurs.

En 1960, nous étions moins mixés entre regions et malgré cela, la sécession kantangaise avait échoué. Aujourd’hui, toute tentative de balkanisation est vouée à l’échec car nous sommes plus mixés et nous sommes en train de construire une identité nationale congolaise très solide.

Grâce à la politique de Mobutu qui prônait une gestion de l’administration publique par des personnes originaires des 4 coins du pays, le mixage des congolais entre différentes régions s’était accéléré au point qu’aujourd’hui, nous avons tous dans une même famille, un oncle muluba , une tante mukongo, 

un neveu muswahili, une belle soeur mungala. C’est une famille congolaise seulement. 

Nous sommes un peuple avec tout ce que ce concept implique à l’instar des Américains, des Canadiens, des Français et j’en passe. 

Comment casser ces liens qui se sont tissés sur une superficie 2.345.000 Km2 entre 80.000.000 d’habitants pendant un siècle sans dégâts ? 

Celui qui essaie de balkaniser le Congo sur la base ethnique pour ses intérêts mercantiles, sa place est devant les cours et les tribunaux car les pertes humaines seraient incalculables. 

Nous sommes unis par le sort et notre diversité dans l’unité est une richesse immense.

Notre salut tout comme notre force pour construire un avenir meilleur est dans l’unité. 

Mais la construction du Congo et la consolidation de notre indépendance passe par l’effort de tous. Il est utopique de penser qu’une classe de congolais doit continuer à vivre dans l’extravagance des jets privés, des villas sur la Côte d’Azur,… alors que d’autres doivent travailler péniblement et manger en alternance, sans éducation, sans abris,…. C’est une forme d’esclavage moderne que nous ne pouvons plus continuer à accepter. 

 

Nous devons être unis dans l’effort pour mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’assujettissement du congolais par un autre congolais.

Nous sommes nés égaux et nous devons l’être devant la loi. 

Il est inconcevable que nous ayons une légion de diplômés universitaires qui ne soit pas associés à l’effort pour l’indépendance économique de notre pays. Comment pouvons-nous dresser nos fronts longtemps courbés lorsque notre jeunesse vit un chômage endémique. 

Ne dit-on pas que le travail anoblit l’homme ? 

Comment pouvons-nous être digne, quand nous vivons jusqu’à 40 ans  sous le toit  de nos parents par manque de revenu minimal garanti. 

57 ans après l’indépendance, nos fronts sont toujours courbés, nous devons les dresser. C’est par la création d’emplois que notre jeunesse peut travailler dans un climat de paix, un climat favorable aux affaires, attirant les investisseurs, encourageant les startups. 

Ainsi, nous pouvons prendre le plus bel élan et pour de bon dans la conquête de notre indépendance effective.

Pour y arriver, ce n’est pas l’ardeur qui manque au peuple congolais. 

J’ai eu la grâce de visiter plusieurs pays du monde et de faire des conférences dans beaucoup d’universités. Quelle n’a pas été ma surprise en constatant que 

partout, nous avons des congolais universitaires ou hautement qualifiés qui font leur travail avec ardeur et enthousiasme à la satisfaction de leurs employeurs. 

Et que dire de la femme congolaise, qui porte sa famille et le poids économique du pays sur le dos avec des moyens dérisoires!

Il n’y a aucun doute, nous sommes un peuple ardent et nous sommes capables de bâtir un Congo plus beau qu’avant par le labeur.

Aujourd’hui, notre labeur profite plus aux autres qu’à notre pays. 

Nous avons besoin d’un sursaut patriotique pour que nos travaux pénibles, à l’intérieur du pays comme dans notre diaspora, ne puissent plus continuer à servir les intérêts égoïstes de certains groupes ou de certaines classes sociales, mais plutôt à ce qu’ils servent les intérêts des générations à venir. 

Ainsi, nous pourrons bâtir notre pays et le faire plus beau qu’avant dans la paix.

C’est dans la solidarité, aussi bien transversale que verticale, que nous devons travailler. Le revenu universel garanti et la couverture sanitaire universelle sont des notions acquises chèrement en Occident depuis quelques décennies seulement, mais ces notions de solidarité sont inscrites dans nos gènes, elles sont transcrites dans nos traditions. 

Ce sont ces notions de solidarité qui ont toujours fait la fierté de l’Afrique. 

Abandonner la solidarité, c’est abandonner son identité africaine. Mais comment, alors, expliquer cet égoïsme croissant au Congo qui fait de nous un pays riche avec une population parmi les plus pauvres de la planète et des dirigeants qui vivent dans une opulence outrancière. 

Le contraste social est tout simplement révoltant. 

Nous sommes devenus la risée du monde entier. 

Notre fierté d’être congolais a été entamée, mais tout n’est pas perdu car notre 

capacité de sursaut et d’éveil patriotique peut faire la différence et nous restituer la dignité et la fierté perdue.

Depuis 20 ans, notre souveraineté est constamment bafouée.

Nous vivons chez nous comme des étrangers. Le choix que nous avons, c’est la résignation, l’exil, la prison ou la mort; ce n’est même pas un choix, c’est une contrainte, une situation qui nous est imposée.

Dans ces conditions, peut-on parler de la souveraineté d’un peuple? 

Absolument pas? Nous sommes un peuple humilié par nos voisins qui n’ont 

aucune considération à notre égard surtout lorsque nous devons aller chaque matin faire nos courses courantes hors de nos frontières puisque le congolais 

ne peut tout simplement plus faire d’affaires dans son pays suite aux multiples taxes et tracasseries administratives qui paralysent les femmes commerçantes, les jeunes hommes d’affaire congolais ainsi que toute initiative locale laissant la place à une bande mafieuse qui vend tous les produits de consommation courante et exporte nos ressources naturelles .Nous sommes réduits à être des consommateurs et les autres doivent importer et exporter pour nous. Ils font leur business sur le dos du pauvre congolais. 

Lorsque l’on évoque une enquête internationale sur les crimes commis sur nos frères du Kasaï ou quand il y a des sanctions sur les responsables qui ont abusé des droits humains, c’est la seule fois que notre gouvernement évoque le principe de souveraineté de l’Etat congolais.

 Nos gouvernants oublient que la souveraineté doit respecter la définition d’un Etat, ce que nous avons cessé d’être depuis 1996. 

Si un Etat est « une personnalité morale de droit public, contrôlant un territoire bien identifié par des frontières, organisant un ordre social, juridique et politique pour un groupement humain relativement homogène mais attaché à un vouloir-vivre collectif et représenté par une autorité à qui a été confié le pouvoir de contrainte », qu’en est-il au Congo?

Depuis 1996, nos frontières sont perméables, les Etats, les groupes armés étrangers, les bandes maffieuses, les contrebandes et les éleveurs entrent et sortent à leur gré. 

Ils tuent et violent sans se gêner, brûlent nos villages sans que le pouvoir s’en émeuve. 

Cette personnalité morale devrait organiser un ordre social, mais au Congo, les gouvernants détruisent la cohésion sociale par les injustices, la corruption et toute forme d’anti-valeurs qui sont en train de miner notre société. 

C’est une véritable autophagie.

L’ordre juridique est remplacé par les arrangements à l’amiable à cause des graves dysfonctionnements de notre système judiciaire. Nous avons de 

bonnes lois, mais leur mise en œuvre fait cruellement défaut. 

L’impunité règne dans tous les domaines. 

Toutes nos institutions sont illégales et illégitimes, elles fonctionnent sans tenir compte de la volonté du souverain primaire exprimée dans la constitution, votée par referendum. 

La loi fondamentale a été mise entre parenthèse. 

Nous réclamons haut et fort le retour à l’ordre constitutionnel.

L’opposition politique qui devrait faire vivre la démocratie, s’est fait rouler dans la farine par le pouvoir avant de la pulvériser par des manœuvres politiciennes. 

L’ordre politique n’existe plus. 

Les partis politiques de l’opposition doivent se ressaisir, se recomposer et définir une nouvelle stratégie pour assurer l’alternance démocratique. 

Qu’est-ce qui reste de la définition d’un Etat au Congo? Pas grand-chose hélas !!!!

Il est visible à l’oeil nu que notre cher Etat congolais est la cible systématique des ennemis du Congo, tant ceux de l’intérieur du pays que ceux de l’extérieur.

Pourtant, une Nation forte, nous le sommes par notre histoire commune passée, notre volonté de vivre ensemble aujourd’hui et de rester unis demain. 

Les congolais sont liés à leur nation et résistent à toute tentative de désintégration.

Avec toutes les bénédictions que Dieu nous a données, le Congo est un véritable don béni avec ses eaux, ses fleuves et ses rivières, ses terres arables, sa forêt, son sous-sol, et ses ressources humaines.

Nous pouvons changer notre histoire, nous pouvons changer la perception que le monde a de nous. 

Nous pouvons surprendre ceux qui ont déjà parié sur notre disparition en tant que peuple. 

Nous pouvons désorienter les pronostics. 

La seule chose qu’il nous faut c’est croire en nous-même et choisir de bons alliés dans la re-fondation de notre Etat.

Nos aïeux et les pères fondateurs de l’indépendance se retourneraient dans leurs tombes si on leur passait le film de ce qu’est devenu le Congo qu’ils nous ont légué après 57 ans de gestion chaotique.

Nous trahissons Kimbangu, Lumumba, Kasavubu, Bolikango et les autres.

Où est la moindre expression d’amour pour notre Congo.  

Nous agissons comme si nous étions de prédateurs de notre propre héritage, le Congo. 

Nous avons tenu une seule promesse, c’est de peupler ton sol.

Oh Congo, de 14.000. 000 d’habitants, aujourd’hui nous sommes 80.000.000 d’habitants. 

Pari tenu puisque la natalité est corrélée à la pauvreté. 

Quel triste pari gagné.

Oh notre cher Congo, nous avons manqué à l’obligation d’assurer ta grandeur par la bassesse de nos actes inciviques.

Le trente juin nous le fêtions sous un doux soleil, mais aujourd’hui, avec la 

déforestation, la destruction de notre environnement, le trente juin est 

fêté sous un soleil voilé par la poussière, un climat sulfureux. 

Nous avons désacralisé un jour immortel.

Alors que les compatriotes Frank Diongo, Muyambo et nos jeunes artistes récemment arrêtés pour avoir dénoncé les massacres de Beni et du Kasaï et tous les autres qui croupissent injustement en prison; le serment de la liberté que nous devrions léguer à notre postérité subit une grave entorse.

Débout congolais! La liberté se gagne tous les jours! 

Et malgré toute ta souffrance, ta réserve d’énergie peut encore te permettre de te battre pour ta liberté comme se sont battus les pères de l’indépendance. 

Debout congolais! Il n’est jamais tard pour bien faire. 

Ta liberté et ton destin sont entre tes mains. 

Débout Congolais.

 

SPECIAL DAY AT THE CITY OF JOY

Prof. Denis MUKWEGE, Madame Christine DESCRYVERUnder the auspices of Prof. Denis MUKWEGE, Ms Christine DESCHRYVER, National Vice-President of V-DAY and Director of the „City of Joy“ awarded 90 girls with a certificate of readiness to face the future. Trained at the City of Joy for a period of 6 months, they integrated the cohort of women engaged in the direct transformation of the society.

They came broken, demeaned and humiliated, they were transformed into leaders, and now returning with a commitment to take back their land. The “City of Joy“, the legal clinic, the DORCAS house and the ICART international center are the institutions that form the Panzi Foundation.

On this day of June 15, 2017, the „City of Joy“ has crowed its 11th promotion with honor and joy. The provincial authorities were represented by the Honorable KINJA MWENDANGA, Quaestor of the Provincial Assembly of South Kivu.

Ms. Christine DESCHRYVER outlined, in her introductory remarks, the activities during the 6 months of training, with access mainly to psychological recovery and socio-economic reintegration, both of which are part of the One Stop Center Care for victims of sexual violence, which is the basis of the action of the Panzi Foundation.

“The people who harmed you, thought that you were finished, but here at the „City of Joy“, we recovered you and poured drops of love on you like a watering a flower during the rainy season. Today you have become real flowers. The doctors looked took care of your body recovery and we took care of the rest, “said Ms. Deschryver.

The day was animated by drumbeats, dance, funny plays and a fashion show in which the determination of those who were graduating was expressed stressing that one of the greatest values ​​of life was to accept thier personal identity. “You have undergone wars that zere not yours, wars in which DRC resources were looted and your bodies turned into battlefields as if they were looking for minerals in your organs. Dear children, you have a mission to positively change your community, “concluded Ms DESCRYVER.

Certificates were granted to 90 girls survivors of sexual violence coming from various areas of the Provinces of South and North Kivu.

Denis MUKWEGE concluded the ceremony by expressing his appreciation of the work done at the „City of Joy“. He was pleased to see that there is a new young female elite that will revive and strengthen the society. He congratulated the coaches and encouraged them to continue this positive action with dedication. He was also pleased that the staff remained almost identical, a proof of good leadership at the „City of Joy“.

Speaking to the laureates, Prof. Denis Mukwege asked them to be models of social integration because the future of the nation depends on them. The day ended with the national anthem under a broad satisfaction.

Médecin infectiologue de l’hôpital Avicenne Bichat à Paris

« Je suis venu à l’hôpital de Panzi au mois d’octobre 2016 comme volontaire.
Aujourd’hui, je viens avec une équipe de trois personnes dont un médecin, un infirmier en neurologie, une technicienne de laboratoire » a dit le Dr claire Tantet, conduisant la délégation.
Ce programme repose sur une échange Nord-Sud avec deux objectifs:
Primo, faire venir une équipe à Bukavu et ensuite prendre une équipe de Bukavu et l’amener a l’Hôpital Universitaire Avicenne dans la banlieue parisienne.
Ceci a été possible grâce à l’assistance publique des hôpitaux de paris réunis au sein des groupes hospitaliers parisiens pour le financements des coûts de voyage et de séjour à Panzi et à Paris pour l’équipe congolaise.
Secundo, mettre en place des dépistages des infections sexuellement transmissibles sur un échantillonnage de mille patients à l’hôpital de Panzi.
Ceci sera exécuté grâce à des industriels qui ont fait don des différents tests de laboratoire.
« le travail du professeur Mukwege est impressionnant » a dit le Dr. claire Tantet.
L’équipe a visité l’hopital et la fondation Panzi.
« Dans le cadre de mon travail d’infectiologue à paris, je m’inspire beaucoup du travail du professeur Mukwege et de toutes les structures qu’il a montées, car je travaille sur les violences sexuelles et les mutilations sexuelles» a-t-elle renchéri.
Son souhait est de donner à tous les patients consentants de l’hôpital de Panzi la possibilité de dépistages et consultations systématiques du VIH même s’ils viennent pour tout autre motif de consultation.
On sait que la prévalence du VIH qui sera relevée grace à l’etude est très importante dans cette région et il est donc important de systematiser le dépistage.
Pour ce qui est de la sécurité , Mme Tantet argumente qu’à leur arrivée, il y avait beaucoup d’inquiétude mais que jusque la tout semble bien marcher.
Elle espère que les structures sanitaires seront préservées quelles que soient les conditions,
« jai rencontré une population extrêmement motivée et qui nous a bien accueilli » a-t-elle conclu.

Jun 13, 2017 | Posted by in A la Une | 0 comments

Le Prof Denis Mukwege reçoit le Prof Jean-Pierre Massias

Le Professeur Denis Mukwege a reçu dans son bureau de travail une délégation de l’Institut Varenne de France.

La délégation était conduite par Jean-Pierre Massias, Professeur de droit public à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.
L’Institut Universitaire Varenne a pour mission principale de promouvoir la diffusion des connaissances, dans le cadre de trois thématiques qui sont, la Démocratie (histoire, valeurs et construction), la Paix (prévention des conflits, réconciliation et promotion du « vivre ensemble » ) et la Presse (liberté, pluralisme, déontologie, droit de la presse).
Le Professeur Massias a expliqué que son institution travaille sur la justice transitionnelle, la lutte contre l’impunité et les violences faites aux femmes.

Il a placé sa mission dans le cadre du projet de l’école de droit et de clinique juridique avec la Fondation Panzi.
Son institution veut assister la Fondation Panzi par des contacts pour l’installation d’une station de ONE STOP CENTER selon le modèle de Panzi soit, en République Centrafricaine, soit dans un autre pays africain.

Jun 12, 2017 | Posted by in A la Une | 0 comments
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