LE COLLECTIF DES SURVIVANTES EN FORMATION

Les membres du mouvement des survivantes des violences sexuelles ont suivi une formation sur  le plaidoyer afin de militer pour une république démocratique du Congo sans viol.

La plate-forme a été édifiée sur un panier de mécanisme à mettre en place, afin que les survivantes puissent s’ériger en acteur pour leurs propres revendications. Cette activité s’est tenue dans l’enceinte de la Fondation Panzi du lundi 27 au jeudi 30 Aout 2018.

Les survivantes des violences sexuelles ont besoin d’une capacitation pouvant leur permettre de briser le silence, en vue de porter plus haut les désidératas de toutes les victimes des affres de la guerre.

C’est à cet égard que la Fondation Denis Mukwege a organisé, pour la cause des survivantes, un atelier de mise à niveau afin que les survivantes seules puissent définir leurs objectifs, mener un plaidoyer, initier des sensibilisations, afin  également qu’elles soient capables de procéder à une campagne de lever de fonds pour rendre autonome leur mouvement. Plus d’une dizaine des membres du mouvement ont participé au dit atelier.

« Je suis très impressionné par le courage de ces femmes, par toutes leurs créativités, leurs forces et toutes leurs idées.  Le  mouvement est très uni et très solidaire ! En quatre jours on a fait énormément de choses qui vont vraiment leur servir pour la suite », s’est réjouie madame Pierrette, formatrice venue de la Fondation Denis Mukwege en Hollande, contente de l’ambiance qu’elle a trouvé tant au niveau du mouvement  qu’au sein de toute l’institution, Fondation Panzi.

Cette formation, qui a duré quatre jour a constitué un grand ajout pour les membres de la plate-forme. Traditionnellement défavorisées et stigmatisées, les survivantes des violences sexuelles parviennent difficilement à porter l’étendard de leur propre lutte. Ceci n’est pourtant pas le cas des membres de la plate-forme internationale des survivantes.  Grâce à cette formation, elles ont corsé davantage leur notoriété pour raviver davantage la flamme de leur plaidoyer.

« Cette formation nous est utile, je peux dire dans toute notre vie quotidienne parce ce que nous avons appris. C’est la vie que nous vivons et nous voulons maintenant avoir cette force d’être autonome, d’avoir cette force de plaider nous-mêmes pour notre propre cause et qu’on trouve des solutions », a avoué une des participantes à la formation, reconnaissante envers le professeur Mukwege pour avoir initié et propulser ce mouvement.

Par ailleurs, l’organisation s’est félicitée de l’apport de cette formation sur l’avenir de leur mouvement et de ses membres, qui ont pu acquérir une connaissance supplémentaire.

Pour madame Tatiana, coordinatrice nationale du mouvement de survivantes en RDC, cette formation constitue un bonus indispensable pour l’ensemble des membres de la plate-forme car « ça renforce encore plus le courage et la force d’aller de l’avant parce que, en plus de ce qu’on avait déjà comme bagage, on connait comment se comporter face à tous ce qui peut nous arriver au courant de notre plaidoyer ».

Mieux que quiconque, les survivantes incarnent la véritable vue de l’avenir qu’elles entrevoient, après qu’elles aient choisi de militer pour un lendemain radieux ainsi que pour l’éradication totale de la problématique de viols et violences sexuelles en RDC, et dans le monde.

Comme  le souligne le Prof. Dr Mukwege, « Nous n’avons qu’une vie, nous devons la vivre en toute liberté et dans la dignité, sinon elle ne vaut pas la peine ».

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