Vision
Voir émerger les femmes comme actrices à part entières dans une société où règne la cohésion sociale La vision: Voir émerger les femmes comme actrices à part entière dans une sociète où règne la cohésion sociale De la mission : Œuvrer pour l’épanouissement intégral de la femme et la promotion du genre Des objectifs: Promouvoir les droits de la femme soutenir et accompagner les victimes des violences sexuelles et leurs dépendants lutter contre les violences sexuelles soutenir les actions de l’hopital Général de référence de Panzi

Clinique Juridique

La Clinique Juridique est l’une des institutions de la Fondation Panzi. Elle fut créée en 2008, par le Docteur Denis Mukwege, pour répondre aux  demandes  des survivantes  qui manifestaient le désir de voir leurs bourreaux répondre de leurs actes devant la justice.

L’objectif de la clinique juridique est de faciliter l’accès à la justice aux victimes de violences sexuelles et basées sur le genre.

Sa mission est de contribuer à la lutte contre l’impunité.

La porte d’entrée des victimes : Les victimes accèdent à l’assistance de la clinique juridique, soit à travers l’hôpital de Panzi ou à travers les cliniques juridiques locales.

DOMAINE D’INTERVENTION

  1. L’Assistance juridique
  • La consultation gratuite: par les juristes et para juristes (écoute, conseils, orientation).
  • La Sensibilisation:
    • production et multiplication des dépliants
    • production des émissions à la radio
    • Vulgarisation des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux de protection de droits de la femme
  • L’Education au Droit : Elle est faite à l’égard des femmes victimes des violences sexuelles sur leur droit, et à l’égard des jeunes sur la lutte contre les violences.
  • La Formation:
    • des para juristes: sur l’accompagnement des juridique des victimes ;
    • des leaders locaux: pour orienter les victimes, et leur apporter une 1ère
  1. L’Assistance judiciaire
  • Consiste à l’assistance directe et complète des survivantes auprès des juridictions par des avocats ;
  • Les frais de justice ainsi que les honoraires des avocats sont supportés par la Clinique juridique ;
  • Le transport et le séjour des survivants qui viennent de loin sont payés par la Clinique ;
  • Pour le moment la clinique juridique prend également en charge le transport, ou le déplacement, des présumés auteurs et les policiers qui les accompagnent par manque des moyens logistiques au sein de nos juridictions.

STRATEGIES

  • Mise en place des cliniques juridiques locales dans les territoires de la province du Sud Kivu. Actuellement 5 cliniques juridiques locales sont fonctionnelles : à Kabare, plus précisément à Kavumu, à Kalehe, dans le centre de Ihusi, à Bulenga, dans la zone de santé de Minova, à Walungu dans la zone de santé de Walungu et à Kaniola.
  • Organisation des audiences foraines, dans le souci d’approcher la justice des justiciables (pour pallier au manque des juridictions compétentes dans certains milieux) ;
  • Mettre à la disposition des communautés des para juristes, qui sont des relais communautaires, afin de jouer le rôle d’éclaireurs pour assurer l’assistance des victimes, pour apporter  les informations nécessaires sur le droit de la femme et pour lutter contre l’impunité ;
  • Faire fonctionner les maisons de transit pour prendre en charge le séjour des victimes et leurs accompagnateurs lors des procédures ou rendez-vous de justice ainsi qu’assurer la protection des victimes contre les représailles des présumés auteurs lors des phases préliminaires de la procédure ;
  • Collaboration avec d’autres partenaires qui travaillent dans le même domaine d’intervention.

DEFIS

  • L’impunité: longue procédure, des amnisties, les libérations provisoires, la protection des certains coupables par les dirigeants ;
  • L’absence de la réparation: manque d’exécution des jugements prononcés, d’indemnisation judiciaire ou extra judiciaires ;
  • L’absence d’une justice transitionnelle: certains coupables sont encore aux affaires politiques dans le pays ;
  • Méfiance des actions par certains dirigeants ;
  • Dysfonctionnement de l’appareil judiciaire congolais ;
  • Évasion des détenues suite à l’état de délabrement avancé des maisons carcérales ;
  • Insécurité agrandissant et qui empêche l’atteinte des présumés auteurs.