Panzi intervient pour le bien des survivantes de Bamuguba Sud à Shabunda

Au total de 207 patients, dont 61 survivantes de violences sexuelles, venus des différents coins du territoire de Shabunda sont p[ris en charge par l’équipe d’urgence de la Fondation Panzi.

 Les survivantes des atrocités perpétrées par les Raiya Mutomboki au mois d’avril, dans le groupement de Bamuguba Sud, ont reçu de l’aide de la Fondation Panzi qui leur a apporté un service holistique. 

Du mercredi 4 septembre au mardi 11 septembre 2018, Les derniers mois, particulièrement celui d’avril 2018, ont été cauchemardesques au sein des villages de Wameli, Kamungini, Keba, Bimpanga et Parking. 

Dans la nuit du 15 avril, les troupes des inciviques, fidèles aux seigneurs de guerre Kokodikoko et Mabala, ont sillonné cruellement cette contrée pillant et brûlant tout sur leur passage. Fid èle à leur coutume machiavélique, ces rebelles ont déversé leur cruauté sur l’intimité et la dignité de la société, en violant les femmes sans distinction d’âge.

A cette occurrence, les femmes de Bamuguba Sud, sans défense, ont vu leurs bourreaux s’éclipser impunément vers leurs demeures traditionnelles, le parc national de Kahuzi-Biega, les laissant dans un état de détresse et dépourvues de toutes les ressources vitales. 

C’est ce qui a touché le Professeur Mukwege. Il n’a pas hésité d’envoyer son équipe  afin de collaborer pour l’allégement de la souffrance de cette population meurtrie. A travers une expédition, constituée de deux médecins, deux psychologues, un avocat, un infirmier et une assistance psychosociale, le docteur Denis Mukwege a répondu présent. Un criant besoin de soin s’annonçait alarmant dans ces villages, coupés du reste du monde, faute d’installations de communication adéquates. 

A partir de son camp sporadique de Kigulube, cette équipe a apporté un service complet à la multitude des citoyens et citoyennes qui se sont présentés pendant 5 jours, à la satisfaction totale des bénéficiaires. Dans cette mission, l’équipe de Panzi a coordonné avec Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme [BCNUDH] et de l’Unité de Protection Civile de la MONUSCO.

« Nous étions sans aide, après ces événements malheureux. Les Raiya Mutomboki, des groupes Mabala et Kokodikoko sont entrés dans le village, ils nous ont violés et nous ont dépouillés de tous  nos biens. Nous remercions énormément notre père, le docteur Mukwege, de s’être souvenu de nous ! Que Dieu le bénisse abondamment et qu’il multiplie ses jours», a confié une survivante, après la prise en charge.

La partie nord-est du territoire de Shabunda est régulièrement  en proie à une recrudescence des actions des groupes armés, communément dénommés Raiya Mutomboki. Ces malfrats, ayant élu domicile dans la partie charnière entre les territoires de Walungu, Kabare, Kalehe et Shabunda [en plein Parc National de Kahuzi-Biega], ne désarment pas. 

Dans la nuit de ce samedi 8 septembre 2018, ils ont cruellement visité le village de Lubila, situé à 40 Kilomètres de Kigulube. La coalition Mabala-Kokodikoko a réitéré son atrocité dans ce village, violant plus d’une vingtaine de femmes [à en croire une source de la société civile], et ont brûlé plus de 100 maisons.

Pour secourir toutes ces innocentes, la Fondation Panzi a subventionné la zone de Santé de Mulungu, à travers l’Hôpital Général de Référence de Kigulube, par un lot de 150 kits PEP, arrivés ce mardi, 11 septembre 2018, par le biais de la MONUSCO.

Le territoire de Shabunda, comme plusieurs autres coins de la région est de la RDC, connait perpétuellement des atrocités accrues. La faiblesse de l’Etat s’illustre amplement dans cette partie de la République.

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