Les professeurs De Keyser et Blavier à Panzi

Le pilier psychosocial de la Fondation Panzi a reçu, du mardi 10 au vendredi  13 juillet 2018, la visite des Professeurs Véronique De Keyser et Adélaïde Blavier, toutes les deux, professeurs de psychologie à l’Université de Liège. La mission de ces deux personnalités s’est inscrite dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge psychologique des enfants victimes des violences sexuelles.

La Fondation Panzi n’est pas inconnue pour les deux professeurs. Grande admiratrice du travail qu’accomplit le professeur Denis Mukwege, c’est bien le professeur De Keyser, alors eurodéputée, qui proposa la candidature de son docteur pour l’obtention du Prix Sakharov en 2014. Elle dit d’ailleurs regretter que le Prix Nobel de la paix soit devenu une récompense pour des politiques. Mais, elle a affirmé que dans la mesure où ce plébiscite  revenait à des personnalités aux actions y afférentes, le professeur Denis Mukwege en aurait la décoration.

Lors de cette mission, madame Véronique De Keyser, initiatrice et présidente du projet « Les Enfants de Panzi et d’Ailleurs » (EPA), a procédé à la présentation des premières données sur les enfants de Kavumu, Bunyakiri et Bulenga en 2017. Au cours de la réunion, tenue le 11 juillet à l’intention de tous les intervenants du domaine psychosocial à la Fondation Panzi, madame De Keyser et son disciple, le professeur Blavier, ont démontré, chiffres à l’appui, les différents facteurs intervenant  dans la problématique liée à l’affection psychologique des enfants victimes des violences sexuelles.

Après cette séance, la présidente des Enfants de Panzi et d’Ailleurs a présidé la cérémonie d’inauguration la nouvelle plaine de jeu, conçue à l’égard des enfants de l’aire de jeux à l’Hôpital de Panzi.

Accompagnée du Professeur Denis Mukwege, dans cet exercice, le professeur Véronique De Keyser s’est montrée optimiste quant à l’apport de la thérapie de jeu dans le rétablissement psychologique de l’enfant, après avoir traversé des circonstances traumatisantes.

A cette même occasion, le mercredi 12 juillet, madame De Keyser a rencontré les parents des enfants de Kavumu. Cette société victime des atrocités, perpétrées par la milice de monsieur Frédéric Batumike, jouit d’une assistance psychosociale du projet les Enfants de Panzi et d’ailleurs. À la clé, il eût une discussion autour d’un projet d’accord entre la communauté locale et la présidente, sur l’apport des uns et des autres dans l’encadrement des enfants.

Des séances de travail de mise à niveau, sur la prise en charge psychologique des enfants victimes des violences sexuelles, ont été tenues à l’intention des psychologues de Panzi, durant le séjour de la délégation de madame De Keyser.

« Les enfants de Panzi et d’ailleurs » est une initiative née de la passion du professeur Véronique De Keyser à l’égard des enfants victimes des affres de guerre. Avec l’objectif de restaurer l’aspect psychologique des enfants, après le trauma moral contracté suite aux atrocités endurées, l’eurodéputé honoraire s’est appuyée sur la confiance lui accordée par le professeur Denis Mukwege, la bonne foi de ses compagnes pour la matérialisation de cette idée, combien humanitaire.

Pour l’heure, ce projet est actif à Kavumu, à Bulenga et à Bunyakiri, dans la Province du Sud-Kivu.

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