45 structures sanitaires dans 5 Zones de Santé au Sud-Kivu disposent du kit PEP grâce à la Fondation Panzi

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14 Sep
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45 structures sanitaires dans 5 Zones de Santé au Sud-Kivu disposent du kit PEP grâce à la Fondation Panzi

Depuis le mois de janvier 2019, les acteurs des projets PEP ( Prophylaxie Post-Exposition) et Tushinde de la Fondation Panzi se sont mis d’accord sur un projet conjoint afin de fournir aux survivants des viols et violences sexuelles les soins dont ils ont besoin à temps réel tout en prévenant la rupture de stocks dans les structures sanitaires. Ainsi, le projet PEP a proposé son expertise dans la collecte des données journalières.

Que peut-on retenir du kit PEP ?

En effet, le kit PEP n’est rien d’autre qu’un paquet contenant les molécules pour la prise en charge de survivantes de violences sexuelles. Ce kit est constitué par trois catégories de moléculesꓽ des antirétroviraux, un progestatif pour prévenir la grossesse et des antibiotiques pour prévenir l’infection sexuellement transmissible.

À ce sujet Dr Sylvie Mwambali, coordinatrice du projet PEP précise que les bénéficiaires, dans le contexte de survivantes de violences sexuelles sont pour la plupart des personnes qui ont été agressées sexuellement. Comme traitement d’urgence dans les 72 h qui suivent l’agression, aux victimes, les partenaires ont prévu le paquet qui contient ces 3 types de molécules cités ci haut, et même une prévention de l’infection à l’hépatite serait indispensable.

Comme le renseigne l’histoire dans la zone de santé d’Ibanda, tout commence avec la création de l’hôpital de Panzi en septembre 1999. Né dans un contexte de conflit armé, l’hôpital de Panzi dont le Dr Mukwege reste l’initiateur, est allé au-delà de sa mission première à savoir le service de pédiatrie, de gynéco-obstétrique, médecine interne et de chirurgie. Ainsi, face aux conséquences de la guerre, Panzi se retrouve en train de recevoir des cas des survivantes de violences sexuelles qui viennent après 72 h avec des complications. L’idéale serait donc de les retrouver dans leur milieu en approvisionnant les structures en kit PEP, par conséquent, une prise en charge sera faite dans les délais requis en faveur de ces survivantes ainsi qu’une prévention devra être envisagée ; c’est cela la prophylaxie post exposition comme on l’a défini plus haut.

Moments décisifs du projet PEP

Pendant ce temps, des professionnels de santé réalisent que certains patients développent des allergies après avoir consommé les molécules disponibles dans le programme de santé de la reproduction en RDC. Face à cette anomalie, les experts vont examiner comment améliorer l’adhérence au traitement. C’est dans ce cadre qu’est né le partenariat avec Global Stratégies.

Ce dernier a apporté un soutien consistant par rapport à l’approvisionnement des structures en kit PEP, mais aussi en veillant à ce qu’il n’y ait pas rupture de stocks.
Pour atteindre les résultats escomptés, le projet conjoint Tushinde / PEP travaille avec les zones de santé à travers des relais communautaires qui sensibilisent la communauté sur la prise en charge de victimes de violences sexuelles et violences basées sur le genre. Grâce à cette sensibilisation, l’information circule auprès de bénéficiaires par rapport à leur prise en charge et auprès même de structures qui sont approvisionnées en kit.

stratégies de communication sont mises à contribution pour atteindre le plus de personnes possibles, notamment des émissions sont diffusées sur les radios locales émettant dans les zones de santé. En plus, les prestataires de santé sont régulièrement recyclés sur la thématique et la prise en charge. Tout naturellement, l’outil majeur reste le partage des données, suivi des rapportages.

Les données renseignent non seulement sur la situation par rapport aux survivantes de violences sexuelles, mais aussi sur la situation des bénéficiaires s’étant présentés dans les structures de santé, soit avant 72 heures soit après 72 heures, mais également à propos de clients qui auraient retiré le kit PEP, qui ne l’auraient pas pris et pour quelle raison.

Comment améliorer le circuit de collecte des données pour le service rendu aux bénéficiaires du kit PEP ?

Le défi majeur demeure au niveau de la conformité des données entre le projet « Tushinde », d’une part, le projet PEP de l’autre part mais aussi les données officielles que l’on retrouve au niveau de la zone de santé, reconnait Pascal Musaraza, coordinateur du projet Tushinde. Pour lui, il n’est pas admissible que les trois rapports donnent des écarts. Et c’est dans ce cadre que les intervenants dans le projet PEP/Tushinde ont initié une série de réunions d’évaluation sur la prise en charge des survivantes de violences sexuelles en commençant par la ville de Bukavu jusque dans les zones de santé de Katana, Walungu et Nyangezi. En plus de l’évaluation, les organisateurs de l’activité considèrent cette dernière comme informative et aussi pédagogique dans la mesure où elle vise l’amélioration au niveau de la qualité des données.

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