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« Il n’est pas bon de manipuler la femme ! Mais il serait mieux de la traiter » : Fondation Panzi

« Il n’est pas bon de manipuler la femme ! Mais il serait mieux de la traiter »

27 Oct
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« Il n’est pas bon de manipuler la femme ! Mais il serait mieux de la traiter »

C’est en ces termes que Dr Christine Amisi, secrétaire exécutive de la Fondation Panzi, a  exhorté les médecins venus de différentes zones de santé de la province du Sud-Kivu, à l’issue de 3 mois de formation en chirurgie vaginale à l’Hôpital Général de Référence de Panzi.

A l’occasion des certificats de formation ont été remis aux Médecins, le samedi 24 octobre 2020, dans la salle de réunion de l’Hôpital. Prenant la parole au nom du Professeur Denis Mukwege, retenu en clinique pour des urgences professionnelles, Madame Amisi a rappelé à ses confrères, la délicatesse de la prise en charge des pathologies gynécologiques, ainsi que la fragilité des organes génitaux en cas de mauvais traitement.

« Il n’est pas bon de manipuler la femme ! Mais il serait mieux de la traiter ; parce qu’une fistule ratée peut aggraver  l’handicap de la patiente », a prévenu la secrétaire exécutive.

Et de poursuivre : « Tout ce que nous vous demandons est que, lorsque vous allez retourner dans vos sites respectifs, vous puissiez appliquer les bonnes pratiques que vous avez apprises ici ».

Au total, 13 médecins ont pris part à cette formation organisée par l’hôpital général de référence de Panzi, à travers le projet de réparation des fistules urogénitales et digestives basses. Ces médecins sont venus des zones de santé de Walungu, de Mulungu, de Kalole, de Fizi, de Kalonge, de Kitutu, de Kamituga, des Hauts-plateaux d’Uvira, de Minova ainsi que de la zone de santé d’Ibanda.

La formation a consisté à un renforcement des capacités de médecins dans la prise en charge, par voie vaginale, de la fistule urogénitale, digestive basse, ainsi que des prolapsus génitaux.

Débutée en pleine crise sanitaire liée à la pandémie de Coronavirus, cette formation a connu tout de même une plus-value non-négligeable, consistant en la participation des apprenants  à l’introduction à la pratique de la chirurgie mini invasive avec l’équipe du professeur Guy-Bernard Cadière, qui vient régulièrement soutenir l’équipe de Panzi.

Ainsi, Dr Christine Amisi a, au nom du Professeur Mukwege, interpellé les médecins formés à aller sensibiliser des femmes souffrant de pathologies gynécologiques de venir consulter, afin d’être soulagées de cette invalidité.

« Et pour ceux-là qui auront la possibilité, après avoir fait de la sensibilisation, d’avoir plus de cas (de fistule), n’hésitez pas à contacter les formateurs ! Ils peuvent toujours vous accompagner dans votre travail, dans le cadre de la prise en charge de la fistule uro-génitale », a-t-elle rassuré aux membres de cette promotion.

De leur côté, les médecins, ayant suivi la formation, disent être satisfaits de la formation reçue. Après une bonne période de formation, tant théorique que pratique, ces prestataires ont pris l’engagement d’exporter vers leurs zones d’intervention, le combat porté par le Dr Denis Mukwege dans la lutte contre les violences sexuelles, qui constituent une des causes profondes de la recrudescence des pathologies gynécologiques à l’Est de la RDC.

« Avec nous à vos côtés, vous avez toutes les raisons de croire à l’aboutissement de votre lutte. Avec nous à vos côtés, la loi du silence concernant la maltraitance et la violence de la femme congolaise, cause des fistules urogénitales et digestives basses, sera brisée », ont-ils déclaré, dans leur message adressé au Dr. Denis Mukwege, au terme de la formation.

Notons que la chirurgie vaginale est considérée comme le domaine de la médecine le moins rémunérateur, et est qualifiée de chirurgie des pauvres. En effet, cette dénomination est liée au fait que les pathologies urogénitales sont généralement rattachées à des femmes dont le niveau de vie ne leur permet pas de s’assurer une prise en charge adéquate.

Signalons que, depuis sa création, avec en son sein le programme de prise en charge des fistules urogénitales et digestives basses, l’hôpital de Panzi a eu à former plus de 120 médecins, venus de divers coins du pays, dans la prise en charge des fistules urogénitales et digestives basses, et des prolapsus génitaux.

Retenons que cette formation a connu l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Fonds Social de la RDC, Fistula Foundation, Engender Health ainsi que la Fondation Roi Baudouin.

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