PANZI HEBDO 04

13 Juil
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PANZI HEBDO 04

EDITORIAL

La vérité est têtue

Il y a exactement 25 ans que la Région des Grands lacs est tombée dans une spirale de violences infernales. Tout commence en avril 1994 avec la guerre du Rwanda qui pousse des milliers de réfugiés à s’exiler dans les pays qui constituent la Conférence Internationale sur la Région des Grands- Lacs (CIRGL)  aujourd’hui. À l’époque, ces 11 Etats ont tous accueilli au moins un réfugié en provenance du Rwanda. Comme par effet d’entrainement, cette crise a engendré d’autres conflits.  En 1996, soit deux ans plus tard, la rébellion de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la libération de Congo (AFDL) commence son périple à l’Est du pays où sont concentrés des camps de réfugiés hutus rwandais. L’AFDL met fin au régime de Mobutu après 32 deux ans de dictature.  Depuis cette époque, dans la partie orientale de la RDC, la paix s’est éloignée. Malgré la présence de la Monusco et d’autres initiatives de stabilisation, les conflits armés continuent à pousser les populations civiles au déplacement.  À ce jour, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays et de réfugiés congolais est estimé à près de 4 millions de personnes.

Pendant ce temps, les auteurs présumés des crimes commis dans cette région continuent à courir. Certains responsables occupent des postes stratégiques au sein des Institutions congolaises (gouvernement, parlement, cours et tribunaux).

Face à cette impunité notoire, des voix se lèvent chaque jour pour dénoncer et condamner les crimes commis. Parmi les

défenseurs des droits humains, le Dr Denis Mukwege réclame inlassablement la justice et plus de dignité pour les femmes et les enfants, victimes de la barbarie humaine. La Cour pénale internationale (CPI) vient de rendre son verdict de culpabilité à l’encontre de Bosco Ntanganda, une lueure d’espoir dans la lute contre l’impunité. Autre fait marquant de cette semaine, ce communiqué conjoint signé entre la République Centrafricaine et l’ONU sur « La prévention et la lutte contre les violences sexuelles liées au conflit ». Dans son article 1.15, les deux parties s’engagent à veiller à ce que les auteurs de crimes de violences sexuelles soient exclus des dispositions d’amnistie.

La Redaction

 

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