PLAIDOYER POUR LES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES

29 Nov
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PLAIDOYER POUR LES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES

L’Avocate des droits des victimes aux Nations Unies, madame Jane Frances Connors a visité Panzi ce jeudi 28 novembre 2019 afin de toucher du doigt les réalités de la prise en charge des victimes de violences sexuelles selon le modèle holistique.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des responsabilités qu’exerce madame Connors, en sa qualité de défenseur des victimes d’abus et exploitations sexuelles.
Accueillie dans la salle de réunion de l’Hôpital Général de Référence de Panzi, Jane Connors et sa délégation, ont apprécié la qualité de services qu’offrent l’Hôpital et la Fondation Panzi dans la prise en charge des victimes de violences et abus sexuels ; parmi ces dernières, certaines abusées par le staff des Nations Unies en RDC.

Venue pour la première fois à Panzi, Madame Connors a suivi attentivement les explications fournies sur le mécanisme d’interconnexion entre les quatre piliers de la Fondation Panzi et l’Hôpital, pour la reconstitution intégrale d’une survivante de violences sexuelles. A cet effet, le personnel de Panzi a présenté à son hôte le contenu du paquet de services qu’il offre, sous l’impulsion du Prix Nobel de la Paix Dr Mukwege, à travers le One Stop Center.

A l’issue d’une projection vidéo résumant le circuit de Prise en charge holistique, madame Connors a pu découvrir le paquet alloué par Panzi à ses patientes. Cette vidéo résume les différentes étapes par lesquels passent les victimes des violences sexuelles, dès leur accueil avant de poursuivre la prise en charge psychologique et médicale, au sein de l’hôpital.

Par souci de clarté, le médecin directeur adjoint de l’Hôpital, a évoqué le rôle l’assistance juridique et de la réinsertion socioéconomique pour la réparation de l’âme.
Un accent a également été mis sur le travail d’accompagnement des femmes, une fois de retour dans leurs milieux de provenance, ainsi que la sensibilisation des communautés en vue de les emmener à éviter toute forme de stigmatisation à l’égard des victimes de violences sexuelles.

Avant de découvrir les différents services fonctionnant au sein de l’Hôpital, madame Jane Frances Connors a voulu comprendre la manière dont sont traitées les femmes victimes d’exploitations et abus sexuels commis par le personnel militaire et civile de l’ONU en RDC.
En effet, si ceci apparait comme une spécificité aux yeux de l’Avocat des droits des victimes, l’affaire a une autre image au sein de la Fondation Panzi. En vertu du principe de confidentialité et de la non-discrimination, toutes les patientes sont traitées de la même manière, sans tenir compte du statut de leurs bourreaux.
Il convient, toutefois, noter que les quelques cas d’exploitation sexuelle commis par les agents de l’ONU et enregistrés à Panzi, ont été pris en charge selon le protocole institué par l’institution avec l’implication des services de la MONUSCO concernés par ce cas de figure.

Après l’entretien, madame Connors a été conduite au service de prise en charge des survivantes de violences sexuelles pour saluer les femmes, et de se rendre compte de la qualité de prise en charge des survivantes.
Au terme de cette visite, madame Jane Connors a salué les efforts du professeur Denis Mukwege ainsi que de toute l’équipe qui se dévoue au service de la communauté.
L’Avocat des droits des victimes à l’ONU, a manifesté un intérêt particulier sur l’urgence de réparation des préjudices causés aux victimes des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre en période de conflits.

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