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Dorcas Rurale : Fondation Panzi

Dorcas Rurale

Dorcas Rurale, comme l’indique son nom, est un projet de réinsertion socioéconomique de la Fondation Panzi à vocation paysanne. Il accompagne des bénéficiaires, ayant été réintégrées dans leur société de provenance, par l’octroi des subventions tant en nature qu’en espèce selon le choix et les atouts de la bénéficiaires.

Dans les divers sites où il intervient, le projet Dorcas Rurale, accompagne les bénéficiaires dans l’amélioration de la productivité de leurs activités génératrices de revenus, par des séances de formation en compétence d’affaires, et prend en charge la scolarisation de deux des enfants de chaque bénéficiaire.

Le Projet Dorcas Rurale a pour objectif d’améliorer les conditions socio-économiques des femmes et filles survivantes de violence sexuelle, de celles souffrant des pathologies  gynécologiques et d’autres femmes vulnérables de la société.

Afin d’accroitre leur performance, le Projet regroupe ses bénéficiaires en Mutuelle de Solidarité (MUSO) et en supervise l’évolution.

Tout au long de l’année 2018, le projet Dorcas Rurale, a mené une gamme d’activités en faveur des bénéficiaires qu’il accompagne. Il s’agit entre autre de :

  • Appui aux AGR des femmes où nous octroyons de la subvention en nature ou soit en espèce ;
  • Formation en métiers dont la coupe et couture,  vannerie et savonnerie ;
  • Alphabétisations ;
  • Scolarisation de 1000 enfants ;
  • Agriculture et ;
  • Mutuelles des solidarités (MUSO).

Activités

  • Scolarisation: paiement des frais scolaires et distribution de Kits scolaires pour 1000 enfants dont 595 garçons et 405 filles scolarisés  dans 29 écoles de type de gestion confondue dont 13 à Luvungi, 4 à Katogota et 12 à Kamanyola  contrairement à l’année passée où 64 écoles  étaient maintenues dans la Plaine de la Ruziz. De ces 1000 enfants 18 élèves de 9 femmes bénéficiaires de Luvungi qui sont retournées dans leurs villages natales, ont abandonnés pour cette année 2018-2019 vers le mois d’octobre quand on avait déjà payé leurs frais scolaires de la première  tranche de cette année en cours. Ce qui fait à ce que, nous restons actuellement avec 491 femmes bénéficiaires et 982 enfants scolarisés.
  • Mutuelle de Solidarité (MUSO): 164 mutuelles de solidarité avec un total de 3533 membres effectifs dont 2999 femmes et 534 hommes. Signalons que de ces membres cité ci-haut, nous y avons 180 leaders locaux adhérant ;
  • Approvisionnement en matériels de formation pour les apprenantes : 14 machines avec pédales et 16 tables de machines, popelines, vaselines, tissus bleu, machine presse boutons, pagnes, fers à repasser à braises, fil à coudre, tirette, élastique, aiguilles ont été mise en place pour la coupe et couture. En savonnerie les matériels ci- après ont été apprêtés : Huile palmiste, huile de palme, casserole, Bassins plastiques, soude caustiques, cash nez, durcissant… et pour la vénerie, Nattes, fil des nattes et Rasoirs.
  • Alphabétisation : 58 femmes ont suivi les séances d’alphabétisation et font bonnes progressions ;
  • Coupe et couture : 40 femmes et filles ont bénéficiés la formation en coupe et couture et sont en phase de sevrage ;
  • Vannerie : 42 femmes et filles formées en fabrications des paniers et sacs ;
  • Savonnerie : 13 femmes formées ;
  • Appui aux AGR des bénéficiaires :
  • Agriculture : 218 femmes et filles formées en techniques culturales exploitent 44 hectares de champs rendus disponibles par le projet dans le cadre d’appui en nature à leurs AGR de culture de maïs ;
  • Subvention en espèce : 282 femmes et filles subventionnées en espèces après avoir reçue des formations en gestion des  AGR, progressent avec leur business,
  • Octroie d’une subvention à 20 nouvelles MUSO, outils de gestion à 116 Mutuelles de solidarité dont 96 anciennes et les nouvelles. Ainsi, elles bénéficient d’un appui technique par l’accompagnement et suivi régulier de les animateurs sur terrain ;
  • Projet de transformation agro-alimentaire : repiquage de 2763 plantules des pruniers aux écartements de 2,5 cm x 2,5cm dans la plantation de Kakondo à Katana. Ces plantules ont couvert une superficie de 1,5 hectare. Les plantules distribuées l’année passée sont au stade de la première  La quantité des fruits collectés et fournis à la Fondation Panzi pour la production de jus s’élève à 1500 kg soit 1,5 tonne de fruits des pruniers pour cette première phase.
  • Renforcement des capacités :
  • Atelier de mise en niveau de 14 animateurs des 8 antennes sur le canevas de rapportage des activités, en accompagnent des Muso et leurs plans d’affaires ;
  • Renforcement des capacités de 10 animateurs des trois antennes : Kamanyola, Katogota et Luvungi sur la deuxième partie de cercles REFLECT, le canevas de rapportage des activités et en outil de gestion et accompagnement des Muso ;

Résultats et changement 

  • Les résultats scolaires de la fin d’année 2017-2018 obtenus sont de 88,9% de réussite d’enfants ayant obtenus  plus de 50% de point soit 889 élèves sur 1000 enfants inscrits.  Rappelons que :
  • 350 filles sur 405 filles inscrites ont réussit soit 86,4% dont  275 réussites  à l’école primaire et 75 au secondaire. De ces filles, 2 étaient en sixième  secondaire et ont  toutes réussit à l’Examen d’Etat et 38 ont réussit le TNAFEP ;
  • 539 enfants garçons sur 595 garçons inscrits ont satisfait soit 90,5 %.  Signalons que 426 étaient de l’école primaire dont 30 avaient passé le TENAFEP et avaient tous réussit et 113 de secondaire dont 4 étaient en sixième secondaire, seulement 1 n’avaient pas satisfait mais les autres 3 avaient réussi à l’EXTAT.
  • 85% soit 140 sur 164 Mutuelles des solidarités accompagnées, montent des AGR communautaire à  terme agricole, élevage et petits commerces. Elles élaborent des  plans d’affaire de leurs AGR qu’elles exercent. L’approche Muso est bien comprise dans la communauté, ses actions impact positivement sur la vie socio-économique de ses membres qui exerce des AGR dans les villages. Ces Muso ont un total de 3533 membres dont leurs propres cotisations au cours de cette période arrivent à un montant de 66581,43 USD dans leurs caisses vertes et les crédits octroyés aux membres se sont élevés jusqu’à 43338 USD. Les caisses rouges (destinées à l’assistance sociale des membres : deuil, accouchement, maladie, mariage etc.) de ces  MUSO ont un total de  48985 USD. Ces regroupements sont donc un outil de pérennisation des activités de réinsertion économique en milieux ruraux. Ce qui expliquerait le pourquoi de leurs  orientées vers l’idée de se structurer  en coopératives dans les prochains jours. Les « Muso créent un centre de dialogue et des médiations des conflits en milieux ruraux », témoignage du sectaire du chef de groupement de Kamanyola, Mr BIENFAIT NGUGE, lors des sensibilisations des leaders locaux sur l’adhésion dans les MUSO en milieux ruraux.
  • L’impact des Mutuelles de solidarité dans la communauté, commence à se faire sentir. Dans la plaine de la Ruzizi, contrairement aux années passées, différents tributs (Bafuliru, Barundi, Bambunti, Babembe et autres), parviennent à cohabiter. Ces résultats, émanent   de sensibilisation de mutuelles de solidarités (Muso)  à la cohabitation pacifique. Nous constatons aujourd’hui que les MUSO contribuent non seulement au relèvement économique dans la communauté mais aussi à la cohésion sociale  et cela grâce aux sensibilisations. Cependant il reste beaucoup à faire notamment  l’implication des tous les acteurs à différents niveaux  pour faire assoir la cohésion sociale.
  • Par rapport à l’année passée où les pygmées avaient difficile à se joindre aux mutuelles de solidarités dans le groupement de Kamanyola, en territoire de Walungu,  cette année, elles se sont organisées et se sont structurées  en une MUSO appelée TUPENDANE. Ce groupe d’entre aide, a connu une augmentation massive des membres adhérant arrivant actuellement à un total de 30 femmes mélangées avec d’autres membres communautaires. Les membres évoluent  bien et font de bons fruits. Ce résultat d’un travail de conscientisation ciblant les pygmées « BAMBUTI », s’explique par la compréhension de ces dernières, de la nécessité d’adhérer en MUSO pour l’autonomisation de leurs familles. Grâce à leurs épargnes et crédits, chaque membre de la MUSO mène une AGR, agriculture, élevage et commerce ;
  • Subvention en nature : Exploitation de 44 hectares en faveur de 218 femmes et filles  où est faite uniquement la culture du maïs. La subvention à couvert, les couts liés au : location de champs, labour, semence, produits phytosanitaires et le transport de la production des bénéficiaires lors de la récolte. La quantité  récoltée  pour les deux saisons (saison A et B)  était  de 139304 kg soit 139, 3 tonnes de graines de maïs sur toute l’étendue exploitée. C’est-à-dire que chaque hectare aurait produit en moyenne 3166 Kg pour les deux saisons avec une production moyenne annuelle de 639 kg par bénéficiaire. Ce qui aurait contribué à rehausser significativement le revenu des ménages après écoulement de cette récolte.
  • Subvention en espèce : 282 femmes bénéficiaires, ont bénéficié de l’argent en espèce après avoir été formées en gestion des activités génératrices de revenus. Les résultats de l’étude du marché qui a eu lieu avant l’octroi de cette subvention ont permis de sélectionner les filières appropriées dans chaque milieu ainsi que les montants à leur allouer par filière retenue. A ce jour, les bénéficiaires parviennent à  monter des activités génératrices de revenu dans différentes filières notamment : petits commerces, élevages (chèvres, porcs et poules). Ceci contribue à l’amélioration de revenu des différents ménages et rehausse régulièrement les épargnes dans des MUSO.

Quelques succès :

  • L’adhésion massive des leaders communautaires dans les Mutuelles de solidarité, donne l’estime aux femmes membre des MUSO. La Muso est un outil qui contribue à l’intégration du genre dans les actions de la gouvernance locale, l’exclusion sociale des SVS n’existe plus. Ceci prouve que la cohésion sociale est entrain de reconstruire ;
  • Les AGR à caractères Agropastorale et commerciales sont plus visibles ;
  • Les AGR communes ont contribué à renforcer les épargnes dans les caisses vertes pour les Muso qui ont élaborés les Business plans de commerce ;
  • La cohésion sociale qui est entré de prendre place  en zone rurale à travers les activités du projet.

Défis :

  • Perturbation de taux de change de la monnaie locale par rapport aux devises étrangères. Ce qui ne garantit pas toujours les bénéficiaires à  bien exercer leurs petits business ;
  • Le système d’élevage en divagation occasionnant une perte des cultures vivrières des membres des MUSO et d’autres paysans en milieux ruraux. Ce ci entrainent  des conflits, engendrant diverses violences (physiques, économiques, psychologiques…) ;
  • La sécurité volatile dans certaines zones reste, un facteur favorisant des enlèvements, visites nocturnes, pillages, tueries et des cas des viols de différentes formes. Cette situation provoque des chocs profonds et fréquents à la population victime ;
  • La perturbation climatique, déroutant le calendrier agricole.
  1. Perspectives d’avenir :
  • Création des coopératives agricoles de premier degré et second degré dans toutes les antennes à partir des mutuelles de solidarité (MUSO) excitantes;
  • Assurer la collecte, la transformation, la conservation et trouver les points de vente pour les multiples produits (surtout agricoles) des bénéficiaires membres des MUSO;
  • Faire des sensibilisations sur la protection de l’environnement en milieux ruraux en vue de rétablir dans les années avenir, la couverture environnementale détruite lors de la guerre ;
  • Organiser les coopératives des producteurs mise en place par le projet, autour des chaines de valeurs agricoles à savoir : arbres fruitiers associés à d’autres cultures vivrières, Caféiculture … ;
  • Renforcer la culture d’arbres fruitiers, laquelle, d’une part contribuerait à l’amélioration des conditions socioéconomiques en milieux ruraux et d’autre part à la stabilité environnementale par rétablissement d’équilibre écologique.

Partenaires du projet

Hormis  les efforts financiers de la Fondation Panzi RDC dans la mise en place du projet de transformation agro-alimentaire, Dorcas Rurale a exécuté ses activités grâce à l’appui financier de deux partenaires à savoir :

  • La Fondation Stephen Lewis du Canada qui, appui financièrement et techniquement  116 Muso et 16 Pré-Muso reparties dans 8 antennes. Le projet s’étend dans quatre territoire de la province du Sud-Kivu dont : le territoire de Walugu où se trouve l’antenne de Kamanyola, le territoire de Kabare qui couvre 4 antennes (Kavumu, Katana, Kalagane et Mushwshwe), le territoire de Kalehe regroupant 2 antennes (Kalehe centre et Bunyakiri) et le territoire d’Uvira avec une seule antenne de Katogota et ;
  • L’Union Européenne /DEVCO dans le « Programme intégré d’appui holistique aux survivants des violences sexuelles, femmes souffrant des pathologies gynécologiques à l’Hôpital général de référence de Panzi et autres vulnérables ».

Ce  projet intervient dans trois antennes en deux territoires  de la  Province du Sud-Kivu notamment : l’antenne de Kamanyola en territoire d’Uvira et deux en territoires d’Uvira dont Katogota et Luvungi.  Dans ces deux territoires, grâce à l’appui de l’Union Européenne, le  projet,  a assisté financièrement 500 femmes et filles  survivantes des violences sexuelles, celles souffrantes  des pathologiques gynécologiques et d’autres vulnérables et la scolarisation des 1000 enfants  en raison de deux enfants par bénéficiaires. De ces 500 femmes, 9 de Luvungi sont retournées dans leurs villages respectifs au mois d’octobre.

Histoire de succès:

  • Cette histoire de succès reprend la situation d’avant-projet, la vie actuelle et les perspectives d’avenir d’une femme apprenante en vannerie et bénéficiaire de la subvention en espèce dans la localité de Katogota, groupement d’Itara Luvungi, chefferie de Bafuliru en Territoire d’Uvira, province du Sud-Kivu, qui a travers la formation reçue du projet, a initié un atelier de confection des paniers à Fils de natte.

    Je suis NANJIRA MUNA, de la localité de Katogota, groupement d’Itara Luvungi, chefferie de Bafuliru en territoire d’Uvira. Je suis membre de la mutuelle de solidarité UPENDO. Avant ce projet, je n’avais jamais réalisé 30$ par mes propres mains et je vivais une situation tellement difficile, je ne  parvenais pas à couvrir aucun de mes  besoin, j’étais négligée et je ne sentais plus l’importance de vivre. A ma grande surprise, j’étais négligeais  par tout le monde. De ce projet Dorcas Rurale de la  Fondation Panzi appuyé par l’Union Européenne, j’avais bénéficié une subvention de 80$ et une formations en métier de confection des paniers à fils de natte. De ce 80 dollars, j’avais ouvert chez moi, mon petit atelier de confection des paniers. Apres écoulement des premiers paniers, j’avais acheté une truie pour 50$  émanant des intérêts de mon activité. Sans  tarder le porc a donné 4 porcelets à sa première portée, J’estime vendre chaque porcelet à 50$ quand ils vont réaliser 3 mois de naissance, ce qui me fera au total 200 $ et leur mère sera déjà en deuxième gestation. Contrairement aux années antérieures,  actuellement, j’appartiens à une Mutuelle de solidarité de  25 membres où je libère régulièrement mes parts en caisse  verte et rouge, je participe à la prise des décisions dans la MUSO, j’arrive à manger deux fois par jours, je supporte les frais scolaires de mes enfants et les soins  médicaux. Je trouve que cette activité est devenue un raccourci pour gagner ma vie. C’est incroyable, je suis devenus une personne de référence, les gens viennent me consulter pour la confection des certains modèles. Ceci me pousse à m’organiser  pour agrandir prochainement mon atelier.