BUKAVU SIGNE LE MANIFESTE « I RESPECT WOMAN »

“En plus de ses aspects physiques extérieurs, la femme possède des valeurs, a de la capacité et de la force qui lui permettent d’être utile à elle-même et à toute la société car dit-on « éduquer une femme, c’est éduquer toute la nation ».

L’artiste suisse Philippe Decourroux a pu partager cette analyse avec l’ensemble du public qui a assisté à une conférence conjointement animée avec le professeur Denis MUKWEGE, ce vendredi 17 aout 2018.

Cette activité de sensibilisation des masses pour la promotion des valeurs de la femme s’est tenue dans l’enceinte de l’aumônerie protestante de l’Université Evangélique en Afrique.

« I’ respect woman » était le thème de cet événement historique. Les deux orateurs, le Docteur Mukwege et le musicien Philippe Decourroux, ont insisté sur l’importance de la femme dans une société qui se veut prospère.

« En Norvège, comme en Suède, on respecte beaucoup les femmes.  Les femmes aspirent aux mêmes droits que les hommes et cela produit une grande différence sur le plan du développement ; dans de nombreux pays africains les droits des femmes sont négligés », a expliqué le docteur Denis Mukwege dans le discours introductif qu’il a prononcé avant la montée sur scène de l’artiste de chant Gospel.

Dans son allocution, le professeur Denis Mukwege a également insisté sur la grande place qu’occupait la femme jadis dans la gestion de l’économie familiale. Il continue en constatant que les hommes d’aujourd’hui ont du mal à révéler leurs salaires mensuels à leurs épouses. « Ceci prouve à suffisance que les femmes sont complètement exclues de la sphère de gestion », a renchéri l’Homme qui répare les femmes, reprenant l’adage selon lequel « il n’y a pas d’orphelin de père, mais plutôt des orphelins de mère ».

Sans renier le rôle important d’un père de famille, le Prix Sakharov 2014 a tenu à souligner la grande implication de la mère dans le bienêtre de ses enfants et de toute sa famille.

« Respecter la femme ne devait pas être une forme de slogan car la femme c’est la vie, c’est ma femme, ma sœur, ma mère … » continue le Professeur Denis Mukwege avant de conclure que « Lorsque les hommes privent les femmes du bonheur, ils se privent eux-même d’être heureux ».

Pour Philippe Decourroux, chanteur et pasteur prônant la lutte contre les violences sexuelles, la problématique des violences faites aux femmes est universelle. Toutefois, il préconise que « l’homme doit être un instrument de changement. Les hommes doivent changer leur manière de voir les femmes », a-t-il dit.

« Le changement d’un pays commence par le changement d’un cœur »

Philippe Decourroux a raconté à la foule comment il méprisait jadis la femme. Seul leur aspect physique l’intéressait, mais lorsqu’il a découvert les valeurs et les qualités qu’une femme possédait, il s’est confessé et a commencé à donner du respect aux femmes reconnaissant désormais leur importance.

Depuis, Monsieur Decourroux s’est converti en sérieux défenseur des droits de la femme.

« L’avenir du Congo dépend de la femme et les femmes dépendent ici des hommes », a prévenu l’artiste Suisse.

« Le Dr Denis MUKWEGE est le premier homme qui lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes dans le monde. C’est un homme humble et courageux » a ajouté Philippe Decourroux, à l’égard d’un homme qu’il considère comme son idole.

La séance de ce vendredi a également été animée par des cantiques qui prônent les valeurs humaines.

Pour clôturer cet événement extraordinaire, Philippe Decourroux a demandé à l’ensemble de l’auditoire, en particulièrement les hommes, de parapher le manifeste d’engagement pour le respect et la considération de la femme.

Philippe Decourroux et le professeur Denis Mukwege sont deux citoyens du monde qui se battent pour l’égalité des chances entre la femme et l’homme.

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