“KAMBA MOJA” EXPERIMENTATION D’UNE NOUVELLE APPROCHE PSYCHOLOGIQUE

La deuxième phase de la thérapie Kamba Moja s’est cloturée durant ce mois de juillet 2018 sur les trois sites où elle avait lieu.

Une véritable réussite pour le Professeur Rachel Cohen, coordinatrice du projet qui a effectué plusieurs séances de travail afin d’évaluer l’impact de ses thérapies dont l’objectif est de redonner le goût de l’optimisme aux patientes.

A travers des dessins significatifs, suivis des cours méthodiques, les bénéficiaires de cette thérapie corrèlent leur passé, très souvent tragique, avec leur perspective d’avenir.

Par des dessins éloquents, les femmes parviennent à exprimer la gamme de sentiments qui les habite. De la situation de précarité et de désespoir dans laquelle elles ont été plongées jusqu’à la vie de leur rêve, les bénéficiaires peignent leur passage par la thérapie Kamba Moja en lettre.

Sur de nombreux tapis cousus lors de cette deuxième étape du Common Thread [du nom original de la thérapie Kamba Moja], les différentes bénéficiaires ont imprimé une phrase traduisant leur gratitude, en fonction de la guérison qui a découlé de ce processus thérapeutique.

Cette thérapie de groupe permet aux survivantes de partager ensemble leurs expériences et de se soutenir mutuellement afin de se relever en développant une idée commune.

Grace à leur travail d’équipe et à l’appui du personnel Kamba Moja [Constitué des psychologues et des Assistantes psychosociales], des patientes ont été débarrassées de certaines de leurs pathologies dépressives.

A travers les témoignages des participantes, les thérapeutes ont relevé un résultat positif à la clôture de cette deuxième phase, ce qui laisse un sentiment d’optimisme quant à l’avenir et aux bienfaits de leur travail.

« Une des bénéficiaires qui avait l’habitude de consommer des boissons fortement alcoolisées avant Kamba Moja, et qui n’avait plus de famille, … est parvenue à stopper son alcoolisme grâce à la thérapie de telle sorte que les membres de sa famille sont rentrés, … ses enfants sont revenus a la maison. Elle nous a expliqué que c’est grâce à ce Kamba Moja que sa famille a été réunie », a confié le psychologue Patrick Kolesa, thérapeute de Kamba Moja à Luhwinja. Ce témoignage est l’un des nombreux témoignages qu’il a pu enregistrer au terme de la thérapie.

Le professeur Rachel Cohen a tenu a saluer le superbe partenariat qui a été effectué avec la Fondation Panzi dans le cadre de ses thérapies.

Après avoir expérimenter la thérapie au Népal, en Equateur et en Bosnie, l’étape congolaise aura remarquablement marqué Madame Cohen.

Elle s’est exprimée sur le travail exceptionnel abattu par le docteur Denis Mukwege en faveur des victimes des violences.

La thérapie Kamba Moja est une des thérapies psychologiques appliquées aujourd’hui au sein de la Fondation Panzi.

Pour le Professeur Rachel Cohen : « C’est l’unique approche pour une transformation psychologique profonde de rétablissement d’un traumatisme ».

Cette thérapie a été spécifiquement expérimentée dans les sites de Kamituga, Luhwinja ainsi qu’à la Maison Dorcas, à Panzi.

 

partager cet article
Share on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0