LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES EN RDC A VISITÉ PANZI

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19 Août
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LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES EN RDC A VISITÉ PANZI

La Fondation Panzi a reçu, ce jeudi 15 août 2019, une délégation conduite par le Représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies en RDC. Monsieur François Grignon et ses compagnons sont venus à Panzi dans le but de signifier leur solidarité au Professeur Denis Mukwege et à son équipe pour le travail qu’ils ont abattu dans la lutte contre la violation des droits humains pendant les deux décennies de conflits armés que connait le pays.

Au cours de son séjour au Sud-Kivu, le numéro deux de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo a inscrit le passage à la Fondation Panzi dans son agenda, sur base de la considération qu’il éprouve à l’égard de cette institution et de son initiateur, Dr Denis Mukwege. A cette occasion Monsieur Grignon s’est entretenu avec  une frange de l’équipe constituée de différents responsables de l’institution et de l’équipe de la clinique juridique.

Dans ses propos au cours de l’entretien, François Grignon n’a pas tari d’éloges à l’égard du lauréat du Prix Nobel de la Paix 2018 dont il necesse d’admirer le niveau d’engagement. Le haut cadre onusien a aussi révélé le degré de respect des dirigeants de l’ONU vis-à-vis de Panzi,respect fondé sur le travail qui y est réalisé.

« Le Docteur Mukwege a été lauréat du Prix Nobel de la Paix. Ainsi, son travail et votre travail ont été reconnus au niveau international », était un des propos par lesquels François Grignon a rendu hommage à l’équipe de Panzi.

Cette visite s’inscrivait également dans le cadre de la compréhension des différents méandres de l’assistance juridique et judiciaire des victimes des violences sexuelles par la clinique juridique de la Fondation Panzi. Pour ce diplomate, les Nations Unies restent déterminées de travailler avec la Fondation Panzi dans la lutte contre l’impunité des auteurs d’actes de viols et autres violences commises en période de conflits armés.

Comme il a su bien l’avouer, François Grignon est venu « signifier tout l’intérêt et toute la solidarité que la MONUSCO et les Nations [en général] ont et veulent cultiver pour travailler avec la Fondation Panzi sur différentes questions de violences sexuelles au Congo ».

Lors de l’entretien, la Fondation Panzi a loué la parfaite collaboration qu’elle a toujours entretenue avec le Bureau Conjoints de Nations Unies aux Droits Humains (BCNUDH). Madame Christine Amisi, secrétaire exécutive de la Fondation Panzi  a énuméré des cas de viols de masse où la branche de protection civile de l’organisation onusienne a coopéré avec Panzi, et a émis le vœu de voir la MONUSCO renforcer sa présence sur terrain.

Pour l’occurrence du viol massif de Kabikokole, où la Fondation Panzi est intervenue seule pour la prise en charge holistique des victimes des viols en mars 2018, le BCNUDH a été présent lors des missions de riposte contre des actes du genre. C’est le cas de la mission de Kigulube, où une équipe conjointe Fondation Panzi – MONUSCO est partie assister les victimes des violences sexuelles et basées sur le genre commis en Avril 2018 dans les villages de Bimpanga et Wameli,

Présentement, une mission est en préparation pour une intervention dans différentes zones du territoire de Fizi (au Sud-Kivu) Salamabila (au Maniema) et dans la province du Tanganyika où ont été enregistrés des cas de viol touchant plus de 700 femmes.

A en croire François Grignon, l’ONU est satisfaite de la coopération avec Panzi et envisage, outre la collaboration dans le cadre de l’accompagnement juridique et judiciaire, d’autres axes du One Stop Center à appuyer en vue de participer efficacement à l’éradication du violen RDC, particulièrement à l’Est du pays où il est utilisé comme arme de guerre.

Quant au retrait progressif des troupes de la MONUSCO qui laisseraient un vide criant sur terrain [comme cela a été allégué par Dr Christine Amisi], François Grignon promis qu’il se fera de manière « à ne pas créer un vide sécuritaire ». La MONUSCO fera à cet effet un « retrait responsable et durable » en se rassurant que les institutions étatiques ont pris leur responsabilité.

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