LES MUTUELLES DE SOLIDARITÉ , UNE RÉPONSE A LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

30 Août
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LES MUTUELLES DE SOLIDARITÉ , UNE RÉPONSE A LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

La Maison Dorcas a organisé, du jeudi 08 au vendredi 09 Août 2019, une formation de renforcement de capacité à l’égard de 110 responsables de mutuelles de solidarité. Ces assises de deux jours ont eu pour but d’encourager le travail en équipe entre les femmes en vue de prôner la socialisation et l’entraide entre elle.

Cette réunion était réservée aux membres des comités de 17 MUSO, que compte le quartier Panzi, associés à 10 leaders communautaires identifiés dans le même quartier. Les participants ont suivi tour à tour trois intervenants choisis en fonction du besoin en renforcement de ces structures communautaires.

Le coordinateur de la Maison Dorcas, monsieur Hilaire Masheka a axé sa communication sur les aspects généraux relatifs à l’organisation et au fonctionnement des Mutuelles de Solidarité. Le formateur en Compétences d’Affaires au sein de la Maison Dorcas, Justin Irenge a orienté son exposé sur la tenue des documents et autres outils de gestion. En complément, Me Justin Ngandu, de la clinique juridique a esquissé les aspects juridiques de l’organisation des Mutuelles de Solidarité, dont le Règlement Intérieur.

Les différents points développés pendant les deux jours qu’a duré l’atelier, ont convergé dans vers le seul objectif d’outiller les participants sur la bonne gestion au sein de leurs organisation. Pour le superviseur des formateurs, et formateur en compétences d’affaires, la satisfaction a été de voir que les formés ont pu passer un palier supplémentaire dans la connaissance sur la gestion de leur MUSO.

« A la fin, les participants témoignent avoir acquis de nouvelles connaissances. Ils reconnaissent qu’ils accusaient certaines lacunes  mais à l’issue des formations, ils vont améliorer  la gestion de leurs différentes mutuelles », a confié monsieur Justin Irenge.

Quant aux participants, ils avouent avoir beaucoup appris lors des deux jours qu’a duré la formation. En plus de la formation qu’ils ont reçue, les participants se sont également réjouis des outils qui leur ont été distribués à la fin de la Formation.

« Nous étions dans le milieu en train de circuler avec l’argent, en main. Nous n’avions pas assez de connaissances sur la manière de le fructifierAujourd’hui, nous avons reçu des outils de la fondation Panzi, qui vont nous aider à bien garder l’argent de nos groupes. Nous avons aussi reçu une formation qui va nous permettre d’améliorer notre façon de nous organiser. Grâce à cette formation, nous sommes à mesure de former les autres qui sont en dehors de la ville de Bukavu » a avoué madame Dancy Bukuru Balolage, membre d’une MUSO en quartier Panzi.

Rappelons que les MUSO dont les membres étaient conviés à ces assises, ont été créées en 2018 par des femmes ayant fini le cycle de formation au sein du Centre de  transit et d’autonomisation des femmes, Maison Dorcas. Il s’agit des femmes qui ont été prises en charge à l’Hôpital Général de Référence de Panzi, soit pour avoir été victimes de viol ou pour de pathologies gynécologiques, et d’autres femmes indigentes de la communauté, recrutées sur base de l’indice de vulnérabilité. Dans les MUSO, ces femmes sont associées à d’autres membres de la communauté.

L’approche de regroupement des femmes en Mutuelles de Solidarité constitue une des approches mises en place pour pérenniser les acquis des formations reçues par les bénéficiaires de la Maison Dorcas. La réintégration socioéconomique est considérée comme la porte de sortie de la prise en charge holistique qu’offre la Fondation Panzi à travers le « One Stop Center ». Après avoir reçu la prise en charge médicale et psychologique et, le cas échéant, avoir été accompagnées en justice, les survivantes de violences sexuelles ont besoin d’être outillées économiquement en vue de se réintégrer au sein de leur société sans être stigmatisées.

A cet effet, un programme de formation en métiers professionnels et en compétence d’affaire est prévu, à l’égard de ces survivantes, au sein de la Maison Dorcas où elles sont internées en transit. Au terme de leur internement, et après avoir fini le cycle de formation, ces femmes s’associent à d’autres femmes de la communauté au sein des mutuelles de solidarité afin de se soutenir mutuellement dans le but de relever leur situation économique.

Cette approche continue à prendre de l’envol au sein de la communauté, et captive de plus en plus des gens qui comprennent la pertinence de travailler en équipe autour d’un intérêt commun.

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