Dans le Sud-Ubangi, les réparations demarrent.

Après la première phase, consistant à la sensibilisation de la population sur la pathologie fistule, la phase de réparation proprement dite débute en province du Sud-Ubangi ce vendredi 23 février 2018. Ceci découle de la promesse que le docteur Denis Mukwege a faite aux femmes de l’Equateur, à travers le message vidéo en Lingala dont il a muni l’équipe de Panzi sur terrain depuis déjà trois semaine.

L’équipe sur place ayant été renforcée grâce à l’arrivée d’une ossature supplémentaire de 4 personnes, cette semaine, les premières opérations de réparation se font ce vendredi 23 février 2018 à Libenge, une ville située à 180 Km de Gemena. Les opérations se poursuivront, ensuite, à Ndage, à Tandala, a Budjala et à Gemena, qui sont des centres retenus pourples opérations.

Les fistules traumatiques urogénitales et digestives basses sont caractérisées par une perte permanente des urines et des matières fécales à travers une ouverture anormale entre le vagin et la vessie et/ou le rectum de la femme.

Conscient que cette pathologie impactait non seulement les femmes, mais également toutes leurs familles, et constituait un grand manque à gagner pour sa province, le gouverneur de province, Joachim Taila Nage, avait promis d’accompagner toutes les étapes de la campagne de l’équipe fistule, lors de sa rencontre avec la première partie de la délégation, le 14 février dernier.

Ce jeudi 22 février, l’équipe renforcée, du Dr. Mayele, de l’infirmière Nzigire, de l’Anesthésiste Kahambu et du Data manager Zirhumana, a été reçu par la ministre de genre, familles et enfants, madame Lucie Putshu, pour un dernier entretien avant le démarrage proprement dit des activités de réparation. Pour la ministre provinciale, cette campagne est salutaire pour l’ensemble des familles de sa province. Elle peine à le cacher d’ailleurs, lorsqu’elle avoue que pour elle, parler de Panzi, est un sujet de liesse.

Le travail qu’effectue le docteur Mukwege, à travers la Fondation Panzi et l’Hôpital de Panzi, est d’un impact salutaire tant pour les bénéficiaires directes que pour la nation toute entière. Ce projet de réparation de fistules uro-génitales connait un appui des organisations telles que Engender health, fistula care plus et USAID.

Alors que l’équipe ne vient que d’amorcer la phase de réparation proprement dite, les sollicitations viennent déjà de la province voisine du Nord-Ubangi. A Bili, plus de vingt cas déjà été recensé et nécessite l’intervention de l’équipe de Panzi.

Comme le dit le docteur Denis Mukwege, « Nous n’attendrons pas que le mal nous atteigne pour agir ». Si tôt dit, si tôt fait ; les femmes de l’Equateur bénéficient de cette généreuse décision.

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